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Monsieur Thomas à Kenora : « Nous pouvons gagner ces élections »

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas speaks to a reporter after the Kenora We Own It town hall
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Des résidents de Kenora s’étaient réunis en grand nombre pour assister à l'assemblée publique de la campagne Ça nous appartient, le 4 avril dernier, et plusieurs centaines d'autres étaient branchés sur les médias sociaux afin de faire en sorte que la privatisation devienne un enjeu essentiel des prochaines élections provinciales.

Kenora We Own It town hall"We've got 57,000 people signed up on this campaign—that's a heck of a voting block," said OPSEU President Warren (Smokey) Thomas to the crowd.

« Quelque 57 000 personnes ont déjà adhéré à notre campagne – ça représente un groupe d’électeurs important », a lancé le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, à la foule.

«  J'ai fait le tour de la province, j’ai participé à des assemblées publiques et je peux vous dire une chose: nous pouvons gagner ces élections. »

La foule a rapidement manifesté son approbation.

«  Ça nous appartient est une campagne essentielle et nous devons y prendre part », a déclaré Pat Brett, un employé de la succursale locale de la LCBO.  « Plus les élections approchent, plus nous devons intensifier notre campagne. Nous devons faire en sorte que la privatisation soit un enjeu. »

Melissa Pearson, une employée du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées de Fort Frances, a également fait part de son enthousiasme au sujet de la campagne.

« J’adore le message de la campagne Ça nous appartient », a déclaré Melissa Pearson. « Cette campagne nous permet de parler aux gens de l’importance des services publics et des dangers de la privatisation, d’une manière qui fait du sens pour eux. »

Kenora We Own It town hall

Warren Smokey Thomas, le président du SEFPO, était l'un des trois orateurs invités à l’assemblée publique.

Les deux autres étant Tania Cameron, militante autochtone et organisatrice communautaire, et Clayton Lund, conducteur de chasse-neige retraité du ministère des Transports.

Selon Clayton Lund, les routes du nord-ouest de l'Ontario sont beaucoup plus dangereuses depuis que le déneigement est effectué par le secteur privé. Il est bien placé pour le savoir, car il conduisait un chasse-neige avant la privatisation du service.

« Lorsque nous le faisions, la règle était simple, dès les premiers flocons de neige, on se mettait au travail », a expliqué Clayton Lund. « De nos jours, les opérateurs privés ont un délai d’une demi-heure pour réagir aux conditions météorologiques. »

« Imaginez ce qui se passerait si une ambulance attendait une demi-heure avant de réagir à une situation d'urgence? »

Selon Tania Cameron, la privatisation cause d'énormes problèmes dans les soins de santé et les soins de longue durée pour sa communauté.

Sa propre famille a elle-même eu beaucoup de peine à trouver des soins de longue durée de qualité pour sa mère âgée.

« C’est tellement difficile d'être sur cette liste d'attente », a-t-elle déclaré. « Pendant un certain temps, nous l’avions même placée dans un établissement au Manitoba, mais c'était tout simplement trop loin. Elle se sentait seule et c’était trop dur pour elle. »

Tania a dû se résoudre à la ramener en Ontario. Après son retour en Ontario, ils ont appris ce qui semblait être une bonne nouvelle, un lit de soins de longue durée public venait de se libérer pour elle.

« Mais quand j'ai appris qu'il se trouvait à plusieurs heures, à Marathon, ça m’a brisé le cœur … c’est tellement loin », a ajouté Tania Cameron. « Ce sont les difficultés auxquelles nous faisons face, ici, dans le nord-ouest de l'Ontario. Ce n’est pas parce qu’un lit de soins de longue durée se libère que ce sera forcément dans votre ville ou même à proximité. »

Warren (Smokey) Thomas at Kenora town hall

Le président Thomas a invité les personnes présentes à l’assemblée publique à parler de la privatisation à leurs amis, proches, voisins et collègues.

«  Les Ontariens se rendent compte que la privatisation revient à payer plus pour obtenir moins et que davantage de privatisation ne fera que nous faire reculer », a encore dit le président Thomas. « Nous devons rappeler aux gens qu'au moment de voter, ils doivent voter mieux et pas à reculons! »