Skip to content
opseu_in_the_news_fr.jpeg

Après une attaque, les agents correctionnels de Toronto refusent de travailler

Lundi 4 mars, suite à une attaque pendant le weekend contre un groupe de travailleurs, en envoyant deux à l’hôpital, quelque 200 travailleurs correctionnels du Centre de détention Toronto Sud membres du SEFPO ont refusé d’accomplir leurs tâches non essentielles.

« Le véritable problème, c’est que le gouvernement ne peut pas ou ne veut pas embaucher suffisamment de personnel pour assurer la sécurité du centre », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, à la CBC. « Nous essayons de résoudre le problème. Nous essayons d’assurer la sécurité de l’endroit. »

Jason Groeneveld, président de la section locale 5112 du SEFPO, a mentionné à la CBC que samedi soir, un groupe de près de 40 détenus avaient organisé ce qui semblait être une bagarre à l’intérieur d’une cellule. Quand les agents sont allés voir ce qui se passait, les détenus se sont retournés contre eux. Deux agents ont été frappés à la tête à coups de poing et avec des poubelles. 

« L’employeur a catégoriquement refusé de régler la situation », a déclaré M. Thomas à CTV News. « Les détenus responsables de l’attaque n’ont pas été punis et on ne les a pas transférés dans un autre établissement, une mesure qui devrait être prise automatiquement.

« Une évaluation des risques avait été effectuée en 2013, avant l’ouverture du centre, mais aucune autre évaluation de la sorte n’a été faite depuis. »

Monsieur Thomas a mentionné à Global News que « cet établissement n’a pas assez de personnel pour le nombre de détenus », ajoutant que la situation est la même dans la plupart des autres prisons de la province. « Ça ne peut que nous mener à la catastrophe. »

Global a déclaré qu’Andrew Morrison, porte-parole du ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, ne s’était pas prononcé sur le niveau des effectifs au Centre de détention Toronto Sud.