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Le sous-financement des soins de santé mentale met la sécurité des travailleurs et des patients à risque

We the North
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Toronto – Le sous-financement chronique des services de santé mentale met la sécurité personnelle des travailleurs de première ligne et des patients gravement à risque, a déclaré le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) dans le cadre d’une conférence de presse à Queen’s Park aujourd’hui.

« Notre première ministre Kathleen Wynne et le ministre de la Santé, Eric Hoskins, doivent reconnaître que le problème aux proportions de plus en plus inquiétantes de violence dans les établissements psychiatriques est étroitement lié à un financement inadéquat », a déclaré Warren (Smokey) Thomas.

« Nous avons remarqué, ces dernières années, que les établissements psychiatriques n’ont de place que pour les personnes les plus gravement malades, laissant ainsi le soin aux unités de santé de s’occuper de patients qui vont très mal et dont le comportement peut s’avérer hautement imprévisible. »

Monsieur Thomas a pris la parole à l’issue d’une conférence de deux jours dans laquelle les membres du SEFPO étudiaient des façons d’utiliser les dispositions de la Loi sur la santé et la sécurité au travail de l’Ontario (LSST) pour mieux se protéger et pour protéger les patients contre la violence au travail. La LSST a été amendée en 2010 afin d’exiger de tous les lieux de travail qu’ils adoptent des politiques d’évaluation et de contrôle des risques de violence.

Mais selon le président du SEFPO, il reste encore beaucoup à faire pour réduire les problèmes de violence au sein des établissements psychiatriques. Il a demandé qu’on ajoute des emplois à temps plein dans les établissements psychiatriques, que la loi impose des ratios personnel/patients, qu’on limite le nombre de dossiers dont chaque intervenant en santé mentale doit s’occuper et qu’on inflige des amendes obligatoires aux employeurs qui exploitent des milieux de travail dangereux.

Dans le cadre de cette conférence de presse, Monsieur Thomas était accompagné d’Ed Arvelin, président de la Division de la santé mentale de 8 000 membres du SEFPO. Monsieur Arvelin a déclaré que le gouvernement pourrait également adopter des mesures peu coûteuses pour faire face à la violence au travail, telles que des endroits sécuritaires pour le soutien des pairs suite aux incidents de violence, ainsi qu’un programme d’auto-défense obligatoire.

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931