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Le syndicat critique vertement le ministère du Travail pour son « échec scandaleux » au Centre Waypoint

Penetanguishene – La section locale qui représente les membres du SEFPO au Centre de soins de santé mentale Waypoint s’est dite outrée par une série d’ordres du ministère du travail (MdT) émis hier suite à l’attaque violente du 5 avril dernier, qui a fait quatre blessés parmi les membres du personnel.

« Le personnel du programme provincial de soins psychiatriques légaux du Centre de soins de santé mentale Waypoint fait l’objet de mauvais traitements chaque jour, et nous espérions que le ministre ordonne à l’employeur d’apporter des changements qui contribueraient à notre sécurité », a déclaré Pete Sheehan, président de la section locale 329 du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario. « Mais ce n'est pas arrivé. C’est un échec scandaleux. »

Le Centre Waypoint est en proie à de violents incidents depuis le déménagement des clients dans le nouvel édifice Atrium en 2014, a dit Monsieur Sheehan.

« Le ministère du Travail a demandé au Centre Waypoint de procéder à une autre évaluation des risques, ce que j’estime être une perte de temps totale », a ajouté Monsieur Sheehan. « Le ministère ne fait toujours rien pour assurer la sécurité de nos membres »

Monsieur Sheehan est d’accord avec le MdT qui dit que l’hôpital a besoin de meilleures politiques relativement aux outils utilisés dans son programme de services vocationnels. Mais le ministère a ignoré le plan en 10 étapes visant l’amélioration de la sécurité, a-t-il dit.

« Le Centre de soins de santé mentale Waypoint est le seul établissement à sécurité maximale de son genre en Ontario », a encore dit Monsieur Sheehan. « Notre établissement à sécurité moyenne a des portiques de détection de métaux. Notre établissement à sécurité maximale n’en a pas. Le ministère aurait dû ordonner que de tels détecteurs de métaux soient installés à l’entrée des unités d’hospitalisation, aux services vocationnels et dans nos centres de loisirs. Il faut imposer la fouille-palpation obligatoire des clients qui sortent du programme de services vocationnels. Et nous avons besoin de personnel supplémentaire pour escorter les clients à travers le bâtiment.

« Les ordres du ministère du Travail ont fait fi de toutes les recommandations du syndicat, et plus encore. »

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a dit que le syndicat « ne relâchera pas ses efforts » tant que les problèmes de sécurité n’auront pas été résolus à Waypoint. « La violence n'est pas une condition d’emploi à laquelle on consent en acceptant un emploi dans ce centre », a-t-il dit. « Nous continuerons de soutenir la section locale 329 et tous les travailleurs dans des lieux de travail dangereux, par tous les moyens dont nous disposons. »

Pour plus d'information : Pete Sheehan 705-209-9050