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Votez NON! - Sur le piquet : Bulletin de grève du personnel scolaire des collèges, numéro 5

Sur le piquet. Personnel scolaire, Bulletin de greve du personnel scolaire des colleges de l'Ontario.
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Luttons contre les concessions et gagnons notre liberté académique – rejetez l’offre des collèges

La Commission des relations de travail de l’Ontario a ordonné que le personnel scolaire des collèges vote sur l’offre soi-disant « finale » du Conseil des employeurs des collèges des 14 au 16 novembre prochains.

En vertu de la Loi sur la négociation collective dans les collèges, l’employeur peut imposer un vote sur son offre à n’importe quel moment après 15 jours avant l’expiration de la convention collective. Mais le Conseil ne peut le faire qu’une seule fois. C’est ainsi sa seule et unique chance d’éviter une entente négociée.

Il est absolument essentiel que le personnel scolaire REJETTE cette offre. Votre équipe de négociation reste déterminée à parvenir à une entente et à ramener les élèves dans leurs classes dès que possible. Toutefois, et pour cela, cette entente doit être négociée et doit être acceptable pour les deux parties.

Aux yeux du personnel scolaire, une entente acceptable en est une qui tient compte des questions liées à la qualité de l’éducation pour nos étudiants et à l’équité pour tout le personnel scolaire.

Que s'est-il passé?

Nous comprenons bien votre frustration face aux événements récents. Voilà ce qui s'est passé au cours de ces quelques derniers jours.

La semaine dernière, suite à la demande du Conseil, le médiateur a demandé aux deux parties de retourner à la table. Les négociations ont alors repris le jeudi 2 novembre et se sont poursuivies toute la fin de semaine. Nous avons continué là où nous étions rendus juste avant la grève. Au cours des trois journées, nous avons gentiment commencé à voir des progrès. Nous avons changé notre position sur certains points, et le Conseil a indiqué qu’il serait d’accord de supprimer certaines des concessions réclamées auparavant.

Avec l’aide et la collaboration du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, l’équipe a convenu de créer un Groupe de travail provincial sur un certain nombre d’enjeux clés ayant d’importantes conséquences financières. Le groupe de travail examinerait ces enjeux et ferait ses recommandations, au plus tard le 18 mai, sur l’effectif (la question du 50-50 plein temps/charge partielle), le travail précaire et la gouvernance collégiale. Toutes les recommandations du groupe de travail seraient présentées au Cabinet pour un éventuel financement.

Les dernières concessions du Conseil, et la question de la liberté académique, un enjeu sans conséquences financières, étaient les seuls enjeux importants restés sur la table dimanche 5 novembre en soirée. Votre équipe de négociation syndicale était persuadée qu’une entente pourrait être conclue d’ici au lundi matin. Mais au lieu de ça, arrivé à la table lundi matin, le Conseil a refusé de poursuivre les négociations. L’offre qu’il présentait à la table contenait encore plus de concessions. Ensuite, ils nous ont dit qu’ils avaient contacté la CRTO pour imposer un vote sur une offre obligatoire.

On pouvait s’y attendre, bien sûr, mais nous espérions que le Conseil ne soit pas cruel au point de vouloir compromettre le semestre, si ce n’est l’année scolaire entière, pour les étudiants et le personnel scolaire.

Le Conseil et les présidents de collège qui les conseillent montrent qu’ils ne se soucient guère de l’impact de leur comportement sur les étudiants et le personnel scolaire.

Quels sont les détails du vote?

Le vote se fera électroniquement. Le personnel scolaire pourra commencer à voter en ligne à compter de 9 h (HNE) le 14 novembre et jusqu’à 10 h (HNE) le jeudi 16 novembre.

Tous les membres du personnel scolaire peuvent voter. Une société indépendante retenue par la CRTO vous enverra un courriel à votre adresse électronique au collège avec tous les détails dont vous aurez besoin pour voter.

Sachez que la seule vérification de votre compte courriel professionnel pour cette raison ne vous fera PAS passer pour un briseur de grève. Vous ne vérifiez pas votre courriel pour aller travailler; vous le vérifiez uniquement pour exercer votre droit démocratique de voter.

La CRTO annoncera les résultats du vote jeudi 16 novembre.

Restons-nous en grève pendant le vote?

Oui. Nous n'avons pas le choix. Nous devons continuer de nous serrer les coudes. En pratique, le syndicat ne peut pas interrompre une grève sans entente négociée et sans entente de retour au travail. Retourner au travail et à nos cours pendant une semaine ou deux en attendant le vote ne ferait qu’éliminer toutes les pressions sur l’employeur. Nous voulons tous et toutes retourner en classe et aider nos étudiants, bien sûr, mais il serait terrible de le faire dans de telles circonstances. 

Le fait que le Conseil demande que le personnel scolaire retourne au travail en attendant le vote est une stratégie de relations publiques qui lui permet d’accuser le syndicat de vouloir prolonger la grève. Mais ne vous y trompez pas, c’est bel et bien lui qui prolonge la grève! 

On aurait tout pu finir aujourd’hui si l’employeur avait voulu négocier de bonne foi. Il aurait dû imposer un vote sur une offre obligatoire il y a plusieurs semaines déjà, mais pas maintenant.

Est-ce vraiment seulement une question de liberté académique?

Non. L’offre du Conseil contient aussi des concessions importantes, que nous détaillons ci-dessous.

La liberté académique, c’est une question de permettre au personnel scolaire de prendre des décisions de nature académique pour les cours, dans l’intérêt de nos étudiants. La liberté académique, c’est une question d’avoir notre mot à dire en ce qui concerne les méthodes d'évaluation, les méthodes de prestation, les notes finales, le choix des manuels scolaires, la conception des cours, le contenu des cours et la recherche. Actuellement, l’employeur jouit de tous les pouvoirs décisionnels et il est impossible de contester ses décisions sans ajouter une clause à cet effet dans notre convention collective.

Il arrive que des membres du personnel scolaire puissent prendre certaines de ces décisions, mais il est important de se rappeler que cela dépend toujours du bon vouloir de l’employeur. Un superviseur peut en tout temps et pour n’importe quelle raison déroger à l’opinion professionnelle du personnel scolaire en ce qui concerne les questions académiques, notes comprises. Il arrive souvent que les dirigeants fassent pression pour changer la note finale d’un étudiant ou que la note finale soit modifiée sans que le professeur le sache et sans appel. Le personnel scolaire participe de moins en moins aux décisions académiques, au point qu’il n’a vraiment rien à dire sur le mode de prestation (en ligne, hybride, etc.), les prérequis et les corequis, voire même les plans de cours hebdomadaires.

Les facteurs d’évaluation qui figurent sur le FCT sont souvent modifiés arbitrairement. On a demandé au personnel scolaire de passer aux tests automatisés dans de nombreux cours. Ces décisions ne devraient pas être laissées exclusivement aux mains de l’employeur. Les responsables académiques n’ont souvent aucune expérience en enseignement et ne sont pas des experts ou ne connaissent même pas le sujet enseigné. Au bout du compte, ce n'est rien d’autre que l’intégrité des programmes qui est compromise.

La proposition de l’équipe du personnel scolaire est claire. Nous n’exigeons pas un contrôle exclusif et absolu, mais nous voulons toutefois avoir notre mot à dire sur ces questions. Pour le moment, les administrateurs possèdent le contrôle exclusif.

L’offre de l’employeur n’adresse-t-elle pas la liberté académique?

Non. Le protocole d'entente de l’employeur intitulé « Liberté académique » réitère en fait en grande partie l’énoncé sur le harcèlement qui se trouve déjà dans la convention collective. En outre, ce protocole d'entente spécifie que les 24 collèges doivent chacun avoir leur propre politique sur la liberté académique. Toutefois, ces politiques existent déjà largement et ont provoqué les problèmes mêmes que nous nous employons à résoudre dans cette ronde de négociations. Ces politiques ajouteraient encore aux restrictions que nous avons déjà. Ce protocole ne fait rien pour aborder notre rôle dans la prise des décisions académiques pour nos propres cours et porte atteinte aux rôles que nous jouons.

Quelles concessions retrouvons-nous dans l’offre?

L’offre de l’employeur vise à affaiblir les articles mêmes pour lesquels le personnel scolaire est en grève depuis plus de trois semaines. Tel qu’elle est rédigée,

  • elle affaiblit l’article 2 en excluant explicitement le travail du personnel scolaire à temps partiel et en supprimant ainsi les limites sur le recours par les collèges aux employés à temps partiel plutôt qu’à temps plein; et

  • elle affaiblit l’article 2 en supprimant le libellé de conversion pour les employés de session (article 2.03C), créant une voie d’accès de moins à un plus grand nombre d’emplois à temps plein.

En ajoutant les articles 2.04 et 2.05 dans son offre, il est évident que le Conseil cherche à contourner le projet de loi 148 ou Loi de 2017 pour l'équité en milieu de travail et de meilleurs emplois. Le projet de loi 148 imposera le principe de rémunération égale pour un travail d’égale valeur, quelle que soit la situation d’emploi. Les articles 2.04 et 2.05 sont conçus pour faire une distinction nette entre le travail à charge partielle et le travail à temps plein, de façon telle à empêcher le personnel scolaire à charge partielle d’atteindre une rémunération égale pour un travail égal.

Un certain nombre des autres changements proposés par l’employeur représentent en fait aussi de graves concessions pour le personnel scolaire :

  • Les changements à l’article 11.01 J1 supprimeraient les limites dans lesquelles les heures supplémentaires sont autorisées pour le personnel scolaire à temps plein. On verrait alors une nouvelle réduction du nombre d’employés à temps plein, rendant encore plus difficile de se plaindre lorsque des postes à temps plein disparaissent, et une augmentation du stress pour les employés à temps plein.

  • Un changement à l'article 11.01 B1 contribuerait à supprimer le nombre maximum de semaines pendant lesquelles un professeur pourrait enseigner.

  • Un changement à l’article 11.01 D3 ferait tomber la disposition qui consiste à donner un crédit FCT pour un programme d’études développé hors des heures de cours.

  • L’offre patronale (11.01 H3 et 11.04 B3) accorderait davantage de pouvoir à l'employeur et moins au personnel scolaire en ce qui concerne le perfectionnement professionnel.

La proposition syndicale intègre la liberté académique dans la convention collective et identifie clairement nos droits, nos responsabilités et nos limites dans l’article. La proposition de l’employeur à cet effet est d’avoir un protocole d’entente qui doit être revu dans les conventions collectives ultérieures. Le langage utilisé garantit l’iniquité entre le personnel scolaire des différents collèges. 

L’offre de l’employeur contient également le même protocole de retour au travail profondément déficient qui a donné lieu à plus de 1 400 griefs non résolus après la grève de 2006. Ce protocole était tellement déficient que les membres du personnel scolaire n’ont pas été payés pour les heures supplémentaires travaillées après la grève.

L’offre du Conseil est une mauvaise offre, et elle doit être rejetée. Au lieu d’aborder les questions fondamentales de l’équité et de la qualité, les propositions du Conseil auraient des conséquences négatives dévastatrices sur le réseau collégial pour la génération à venir.

Restez fort!

Il est encore possible d’obtenir une solution à la table et où que vous vous trouviez en Ontario, vous pouvez nous aider à le faire. Maintenez la pression! Communiquez avec le président de votre collège, avec Don Sinclair, le PDG du Conseil des collèges, avec votre député provincial, avec la Première ministre et avec Deb Matthews, ministre de l’Enseignement supérieur. Dites-leur d’user de leur influence pour retourner le Conseil à la table. 

Le Conseil n’avait aucune raison de sortir de table. Si ce n’est de ses manœuvres d’intimidation vicieuses, le Conseil n'a aucune raison de prolonger la grève.

En marchant ensemble, nous lui montrons que nous sommes plus forts que jamais et que nous gagnerons le combat. Votre équipe apprécie votre soutien et est déterminée à aller jusqu’au bout de cette ronde de négociations. Nous sommes tous concernés : le personnel scolaire des collèges, les enseignants, les professeurs universitaires, les étudiants et les travailleurs contractuels de partout.

Solidairement,

Votre équipe de négociation du personnel scolaire des collèges

Coordonnées des présidents de collège

Algonquin

Cheryl Jensen

jensenc@algonquincollege.com

613-727-4723 x7705

Boréal

Daniel Giroux

daniel.giroux@collegeboreal.ca

705-521-6000

Cambrian

Bill Best

william.best@cambriancollege.ca

705-566-8101 x7461

Canadore

George Burton

george.burton@canadorecollege.ca

705-474-7600 x5232

Centennial

Ann Buller

abuller@centennialcollege.ca

416-289-5289

Conestoga

Dr. John Tibbits

jtibbits@conestogac.on.ca

519-748-3500

Confederation

Jim Madder

jim.madder@confederationcollege.ca

807-475-6350

Durham

Don Lovisa

don.lovisa@durhamcollege.ca

905-721-2000

Fanshawe

Peter Devlin

president@fanshawec.ca

519-452-4200

Fleming

Dr. Tony Tilly

tony.tilly@flemingcollege.ca

705-749-5535

George Brown

Anne Sado

asado@georgebrown.ca

416-415-5000 x4471

Georgian

Dr. MaryLynn West-Moynes

marylynn.westmoynes@georgiancollege.ca

705-728-1968 x1248

Humber

Chris Whitaker

chris.whitaker@humber.ca

416-675-6622 x4853

La Cité

Lisa Bourgeois

libourg@lacitec.on.ca

613-742-2493 x2852

Lambton

Judith Morris

Judy.Morris@lambtoncollege.ca

519-541-2410

Loyalist

Dr. Ann Marie Vaughan

AVaughan@loyalistc.on.ca

613-969-1913 x2200

Mohawk

Ron McKerlie

ron.mckerlie@mohawkcollege.ca

905-575-2222

Niagara

Dr. Dan Patterson

dpatterson@niagaracollege.ca

905-641-2252 x4040

Northern

Fred Gibbons

gibbonsf@northern.on.ca

705-235-7136

Sault

Dr. Ron Common

ron.common@saultcollege.ca

705-759-2554 x2409

St. Clair

Patricia France

pfrance@stclaircollege.ca

519-972-2701

St. Lawrence

Glenn Vollebregt

gvollebregt@sl.on.ca

613-544-5400 x1591

Seneca

David Agnew

david.agnew@senecacollege.ca

416-491-5050 x77001

Sheridan

Dr. Mary Preece

mary.preece@sheridancollege.ca

905-815-4020