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Nous ne serons pas réduits au silence en ce qui concerne la violence au travail

We the North
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Déclaration de la Division de la santé mentale du SEFPO relativement au congédiement de Sue McIntrye, inf. aux. aut.

La première étape pour mettre fin à la violence au travail est de reconnaître le problème et de le dénoncer. La Division de la santé mentale du SEFPO est très consciente du fait que nos propres membres sont victimes de violence au travail. Nous nous efforçons de sensibiliser les gens à cet égard et de prendre des mesures pour y mettre fin.  

Et c’est pourquoi nous appuyons Sue McIntyre, membre du SCFP et infirmière auxiliaire autorisée, récemment congédiée par le Centre de santé régional de North Bay. Madame McIntyre a été congédiée après avoir pris la parole dans le cadre d’une discussion de groupe lors d’une conférence sur les soins de santé pour dénoncer la violence des patients à l’égard des infirmières. Son syndicat conteste le licenciement ayant servi de représailles suite à sa déclaration.

Il est inacceptable qu’une travailleuse soit congédiée pour avoir dénoncé une situation de violence dans son milieu de travail. La violence ne doit être normalisée nulle part dans les milieux de travail, et les établissements de santé mentale ne font pas l’exception. Les employeurs ont la responsabilité de la prévenir, de la même façon qu’ils préviennent n’importe quel autre danger en milieu de travail. Les employeurs devraient travailler avec leurs employés et leurs syndicats pour trouver des façons de mettre fin à la violence au travail. Ils ne devraient pas dépenser leur temps, leur énergie et leur argent à faire des boucs émissaires de leurs employés.

Les membres du SEFPO qui travaillent dans le domaine de la santé mentale sensibilisent depuis longtemps les travailleurs et le public sur les agressions dont ils sont victimes au travail. Nous avons tenu des piquets d'information et formulé des déclarations publiques. Récemment, nous avons traîné trois hôpitaux devant la Commission des relations de travail de l'Ontario pour des raisons de violence en milieu de travail : le Centre de santé mentale de Brockville, le Centre de santé mentale Waypoint, à Penetanguishene, et les Services de santé mentale du Centre de soins continus Providence, à Kingston. L’an dernier, le Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto avait été inculpé sous quatre chefs d'accusation pour avoir enfreint la Loi sur la santé et la sécurité au travail, pour cause de violence en milieu de travail.

Nous avons été clairs sur les principales causes de la violence dans nos milieux de travail : manque de personnel et déficit de sécurité Nos patients et leur santé sont importants pour nous, c'est pour cela que nous travaillons en santé mentale. Nous nous soucions de nos patients et nous voulons leur donner les traitements les meilleurs et les plus efficaces possibles. Mais c'est difficile à faire quand nous manquons de personnel pour désamorcer les situations de violence ou brider un comportement agressif ou violent, et sans un personnel adéquat, les patients nous attaquent ou nous agressent. 

La Division de la santé mentale continuera de dénoncer les dangers auxquels nos membres font face chaque jour au travail. Personne ne devrait être mis à la porte pour le faire. Nous ne serons pas réduits au silence en ce qui concerne la violence au travail.

Solidairement,

Ed Arvelin
Au nom de la Division de la santé mentale du SEFPO