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Lorsqu'il s'agit d'alcool, le Bureau de la concurrence est tout à fait dépassé, dit le président du SEFPO

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas
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Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a fait la déclaration suivante vendredi dernier pour donner suite aux récents commentaires du Bureau de la concurrence du Canada sur la privatisation de la vente d’alcool en Ontario : Le Bureau de la concurrence du Canada estime que plus la vente d’alcool sera privatisée et mieux ce sera. Mais quand il s’agit de songer à ce qu’il y a de mieux pour l’Ontario, le Bureau bénéficierait lui-même d’un peu de concurrence. Heureusement, le SEFPO est là pour l’aider. Le Bureau de la concurrence du Canada sert un but bien précis. Son mandat est de faire en sorte que les entreprises ne s’engagent pas dans la fixation des prix et n’enfreignent pas la loi. Songez aux banques, câblodistributeurs, compagnies de cellulaires et compagnies aériennes lorsque vous jaugez son engagement à l’égard des consommateurs canadiens. Appliquez maintenant ce bilan à leur prise de position myope sur la privatisation de la vente de l’alcool en Ontario et posez-vous cette question : le Bureau de la concurrence privilégie-t-il intrinsèquement les bénéfices des entreprises pour faire fi du bien public? Lorsqu’il s’agit de la sécurité de nos enfants et de nos communautés, les preuves montrent que le modèle de vente au détail public est préférable. Le système public établit un équilibre entre la commodité et la sécurité du public, et veille à ce que les substances contrôlées ne tombent pas entre les mains de nos jeunes. Lorsque le Bureau a approuvé le plan de privatisation de M. Ford, récemment, il n’a pas mentionné les inconvénients, comme l’augmentation des coûts des soins de santé publique. Quand il parle de « concurrence accrue sur les prix », il ne dit pas que cette concurrence accrue se traduit directement par des profits accrus pour les sociétés et par des recettes perdues pour notre gouvernement. Mais nous ne sommes pas dupes. Comme si le prix de l’alcool allait diminuer en raison de la privatisation! En ajoutant davantage d’acteurs ayant pour but d’augmenter leurs profits dans le mélange, on ne verra pas les prix baisser; plutôt, on verra leurs marges grossir. La privatisation signifie que l’élite des sociétés canadiennes, comme Galen Weston, ou son homologue américain, la famille Walton, se coupera une plus grande part du gâteau, et qu’une moins grande partie des profits iront dans les coffres publics pour payer des choses comme nos hôpitaux, nos écoles et nos routes. La LCBO est un joyau de la Couronne, qui verse des profits de plus de 2 milliards de dollars dans les coffres publics chaque année. Cet argent paie pour les écoles, les routes et nos soins de santé. Pourquoi? Parce que la LCBO nous appartient! Et lorsque les titulaires de permis comme les bars et les restaurants achètent leur alcool à la LCBO au prix détail/prix à la consommation, cet argent nous revient. Le Bureau affirme que sans concurrence, les prix sont gonflés. Toutefois, les données venant d’autres juridictions comme l’Alberta et l’État de Washington démontrent que la privatisation de la vente d’alcool contribue en fait à faire augmenter les prix. Le Bureau dit aussi, sans citer aucune preuve, que la concurrence engendre un plus grand choix. Toutefois, une simple comparaison montre que la LCBO offre un choix de produits semblable à celui de la plupart des autres provinces. Parlons d’inventer un problème pour justifier la privatisation! Personne ne devrait croire à ces histoires à dormir debout du Bureau. Quand a-t-on jamais vu un choix de produits plus varié ou des rabais chez un dépanneur? La plupart de ces dépanneurs sont rattachés à de grandes chaînes comme Esso ou Circle K, qui dominent le marché et vendent les produits les plus génériques et les plus vendus qui soient à des prix super gonflés. Les grandes surfaces, les épiceries et les dépanneurs sont difficilement les endroits qui soutiendront les marques locales plus petites et les brasseries artisanales. Il n’y a rien « d’artisanal » dans votre station d’essence locale et suggérer qu’avec l’alcool ce serait différent est ridicule. Ça n’a rien à voir avec des coûts inférieurs ou un plus grand choix de produits. Mais c’est une question de choix. C’est un choix entre un modèle public qui fonctionne pour le peuple et un modèle privé qui fonctionne pour les grandes entreprises. Et lorsque des organisations comme le Bureau de la concurrence donnent leur avis, il est clair qu’elles ont les intérêts des sociétés canadiennes à cœur, pas le bien public. Ainsi, lorsqu’il est question de ce qu’il y a de mieux pour l’Ontario, faisons confiance à un modèle transparent éprouvé. Faisons confiance au modèle de vente au détail public. C’est le modèle pour le peuple parce qu’il nous appartient. Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931