Skip to content
1400-200_300dpi-indigneous_circle_fr.jpg

Succès de la Conférence des Autochtones : un travail d’équipe entre le SEFPO et la communauté de Wikwemkoong

2018 OPSEU Indigenous Conference poster
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Deuxième Conférence biennale des Autochtones du SEFPO 

« Réappropriation et restauration de notre culture : Retissons notre culture dans notre courtepointe »

La deuxième Conférence biennale des Autochtones du SEFPO, qui a eu lieu du 22 au 24 juin 2018, à l’hôtel et centre de conférence de Manitoulin, à Little Current, Ontario, a été un énorme succès sur tous les plans.

La conférence était organisée par des membres autochtones, ainsi que par des jeunes et des aînés de la Première Nation non cédée de Wikwemikong. Tout au long de la fin de semaine, les aînés, les organisateurs, les conférenciers, les animateurs d’ateliers et les artistes ont invité les populations autochtones et les colons à se rassembler pour s’engager dans un processus d’éducation, de guérison et de réconciliation. Les participants à la conférence se sont prêtés au jeu avec enthousiasme.

Le Cercle des Autochtones avait choisi la « Réappropriation et restauration de notre culture » comme thème de la conférence. Il s’agissait d’une réponse directe aux constatations de la Commission de vérité et réconciliation relativement au génocide culturel dont les peuples autochtones ont été victimes sur l’île de la Tortue.

Ken Maclam, qui est membre du Conseil exécutif de la Région 7 du SEFPO et qui assure la liaison avec le Cercle des Autochtones, a souhaité la bienvenue aux participants en soulignant la Déclaration de principes du SEFPO sur les droits des peuples autochtones : « La guérison ne peut s’accomplir que si les peuples autochtones reprennent le plein contrôle de leurs collectivités, économies, traditions culturelles, et redonnent de la vitalité à leurs langues et cultures. »

Afin de confirmer fermement son engagement à cet égard, le SEFPO a organisé cette conférence en s’associant à la Première Nation non cédée de Wikwemkoong et à d’autres communautés autochtones pour souligner et honorer cette revitalisation culturelle.

Les participants ont été accueillis par Rachel Manitowabi, membre du conseil de bande, qui remplaçait le chef Duke Peltier, et par Ken Maclam au nom du président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas.

La conférence s’est ouverte le vendredi soir avec une cérémonie dans la langue autochtone Anishinaabek, qui a été préservée par la communauté de Wikwemkoong. La cérémonie d’ouverture comprenait des tambours, des danseurs et une prière d’ouverture récitée par l’aîné Raymond Jackson.

La communauté a également interprété une danse pour honorer Darlene Kaboni, une membre de la Première Nation non cédée de Wikwemkoong et représentante du Cercle des Autochtones de la Région 6, pour sa nomination à titre d’agente de liaison et de sensibilisation du public à la Commission ontarienne des droits de la personne.

La soirée s’est terminée par l’exercice de la courtepointe sous la direction de l’aînée Dorothy Fox, qui a expliqué le mode de vie traditionnel des familles Anishinaabe qui fut, à une époque, menacé par le colonialisme, mais qui a été préservé et qui est aujourd’hui en plein épanouissement grâce à Wikwemkoong.

Le samedi matin a débuté par la cérémonie de l’aube à l’intérieur du tipi qui avait été construit pour la conférence. Les gardiens du feu sont restés éveillés pendant toute la conférence autour du feu sacré dans le tipi. Glen Hare, le nouveau grand chef du conseil de la Nation Anishinabek, a ensuite dirigé la cérémonie officielle de bienvenue.  Son mot de bienvenue a été suivi d’une présentation thème qui comprenait un enseignement sur la réappropriation culturelle dirigé par l’aînée Phyllis Williams et d’une allocution d’Autumn Peltier, une adolescente bien connue pour son combat pour la protection de l’eau.

Avant et après le repas de midi, les participants ont assisté à deux ateliers : le premier, sur l’art du récit, était animé par les membres du Cercle des Autochtones et le deuxième, par des sages-femmes de la communauté K’iche’ de la civilisation Maya, qui maintiennent leur pratique culturelle au Guatémala.

L’après-midi, la projection de la vidéo du SEFPO sur la rafle des années 60 a été suivie d’un cercle de partage dirigé par les aînés encourageant chaque participant à identifier sa place dans l’histoire du colonialisme et à poser des gestes qui contribueront à cicatriser les blessures de l’héritage du colonialisme. Le samedi soir, les musiciens locaux du groupe Elijah Manitowabi and the Backburners ont fait bouger et danser l’assistance et redonné de l’énergie à tous les participants.

La conférence s’est terminée le dimanche matin par la traditionnelle cérémonie de clôture avec les joueurs de tambour, l’exercice de la courtepointe dirigé par les aînés, la prière, le chant de clôture et la danse de tous les participants qui ont quitté le cercle pour saluer les aînés, les organisateurs et les autres participants.

En parlant de la conférence, Krista Maracle, la présidente du Cercle des Autochtones du SEFPO, a rappelé à toutes et à tous que « la guérison ne peut s’accomplir que si les peuples autochtones reprennent le plein contrôle de leurs collectivités, économies, traditions culturelles, et redonnent de la vitalité à leurs langues et cultures ». Durant la conférence, les participants ont eu un véritable aperçu de la culture Anishinabek.

Krista Maracle a remercié les membres du comité de l’organisation pour leur travail acharné et leur dévouement à faire de cette conférence une réussite : Lauren Fong, représentante du Cercle des Autochtones du SEFPO pour la Région 6, Gladys Wakegijig, territoire non cédé de Wikwemkoong, Raúl Scorza, agent de liaison et coordonnateur des communications à Horizons d’amitié, Tim Vining et Fridmar Facunda du SEFPO.

Le président Thomas a souligné le fait que la véritable réussite de cette conférence, comme pour toutes les conférences, sera déterminée par les changements et l’énergie nouvelle qu’elle apportera au syndicat et dans les milieux de travail. « C’est la raison pour laquelle j’invite tous les participants à intégrer les enseignements tirés lors de la conférence dans leur travail de première ligne, qu’ils travaillent dans la protection de l’enfance, les services correctionnels ou d’autres services publics », a-t-il dit.

« Le SEFPO s’est engagé à marcher côte à côte avec les communautés autochtones jusqu’au bout du chemin. »

Commentaires des partenaires et des participants

« Je suis ému et honoré d’avoir travaillé main dans la main avec mes partenaires autochtones – non pas pour faire un travail de consultation, mais pour participer à toutes les étapes du processus de planification et d’organisation et du programme de la conférence dont chaque moment a contribué à souligner leurs pensées, leurs messages et leurs actions. »
« Cette expérience m’a permis d’acquérir les outils dont j’aurai besoin pour établir des partenariats respectueux avec des communautés et des organisations autochtones. »
– Un participant à la conférence

« Ce fut une expérience totalement nouvelle qui m’a ouvert les yeux. Les Autochtones des peuples mayas au Guatémala ont subi les mêmes discriminations et la même oppression que les peuples autochtones au Canada. Voir de moi-même la résilience et la lutte des autochtones au Canada pour se réapproprier leur culture me donne encore plus de force dans mon travail pour améliorer la santé des femmes et des enfants mayas au Guatémala.
En présentant nos propres expériences, luttes et progrès, j’espère avoir insufflé un peu de ma force à mes confrères et consœurs autochtones du Nord ».
– Verónica Mazariegos, formatrice et sage-femme autochtone traditionnelle avec Horizons d’amitié, projet de santé maternelle, néonatale et infantile

« Horizons d’amitié remercie tous les organisateurs qui ont invité nos partenaires autochtones des peuples mayas du Guatémala à participer à cette conférence. La participation des aînés, des membres de la communauté de Wikwemkoong et des membres du SEFPO à toutes les étapes du processus a contribué à instaurer un véritable échange entre les peuples autochtones du nord et du sud, tout en soulignant l’importance cruciale de se réapproprier et de protéger notre culture – tant au Canada, qu’au Guatémala. »
– Raúl Scorza, agent de liaison et coordonnateur des communications à Horizons d’amitié