Skip to content
news_press_releases_french.jpg

Avec la privatisation du cannabis, Ford fait un cadeau aux milieux criminels

LCBO employees Our responsibility is to you button
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a fait part de son indignation relativement aux rapports des médias qui annoncent que le premier ministre Ford autorisera la vente de cannabis dans les magasins privés.

« Sur quelle planète vivent-ils donc à Queen’s Park? », s’est exclamé le président Thomas. « Ce serait une aubaine pour le crime organisé. Ils pourraient légitimement obtenir des permis de vente de cannabis – et devenir très riches. Dans son slogan visant à défendre “les gens ordinaires”, le premier ministre inclut-il les truands et divers autres criminels? »

Peu de temps après son élection, M. Ford avait déclaré qu’il estimait que le cannabis devrait être vendu dans les magasins de la Société ontarienne du cannabis, gérés par la LCBO. Cette approche est la meilleure façon de garder cette drogue hors de la portée des adolescents, selon le président Thomas. « Seul un représentant du service à la clientèle qualifié et responsable, et qui n’est pas motivé par le profit, est à même de faire appliquer la loi sur l’âge minimum. Peut-on sérieusement nier le fait qu’un vendeur quelconque ne prendra pas quelques libertés afin d’augmenter ses profits? La recherche du profit ne devrait pas entrer en ligne de compte. »

Le président Thomas a ajouté que la LCBO a fait, en revanche, ses preuves pour s’assurer que les personnes vulnérables ne puissent pas acheter de l’alcool. Les employés reçoivent une formation approfondie et régulière sur le service responsable – une formation qui met l’accent sur la sécurité et la responsabilité. « Chaque année, le personnel refuse le droit d’acheter de l’alcool à plusieurs centaines de milliers de clients. C’est un nombre innombrable de vies sauvées et de tragédies évitées », a ajouté le président Thomas. « Il est tout simplement impossible de faire appliquer un service responsable de qualité dans des milliers de dispensaires privés. »

Le président Thomas a également souligné les lendemains cauchemardesques qui attendent les gouvernements provinciaux et municipaux en raison des coûts relatifs à l’exécution et à l’application de la loi. « Il s’agit d’un transfert extrêmement coûteux du secteur privé sur les contribuables. Comment cela peut-il aider les services de police? N’ont-ils pas déjà assez à faire avec les armes à feu, les gangs et le crime organisé? La police n’a-t-elle pas déjà consacré de précieuses ressources à fermer ces comptoirs illégaux?

« Je l’ai déjà dit auparavant, la privatisation de la vente de cannabis est une idée stupide », a ajouté le président Thomas. « Au cours de la dernière campagne électorale provinciale, Doug Ford avait réaffirmé l’importance d’un modèle administré par la province avant de méditer sur la privatisation. Alors il a fait volte-face, et maintenant, après avoir consulté le milieu criminel, il fait une nouvelle volte-face. »

« Sa devise “Pour le peuple” est un trompe-l’œil. Avec un tel modèle, seuls les criminels et les malfaiteurs y gagnent. Ils peuvent certainement remercier Doug Ford pour ce cadeau. J’exhorte le premier ministre à reconsidérer sa position. Si c’est le coût de l’infrastructure qui l’inquiète, il peut certainement économiser beaucoup d’argent en vendant le cannabis dans les succursales de la LCBO existantes. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931