Mois de la prévention de la violence faite aux femmes 2021 : Pourquoi nous devons lutter pour l'égalité de genre

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Novembre est le mois de la prévention de la violence faite aux femmes en Ontario. C’est une occasion importante de dénoncer vivement les violences sexistes envers les femmes et de trouver des moyens de lutter contre l’inégalité de genre afin que les femmes puissent vivre en toute sécurité.

On dit que les violences sexistes envers les femmes et les filles au Canada sont la face cachée de la pandémie, une autre sorte de pandémie qui avait commencé bien avant la pandémie de COVID-19. Les membres de l’OPSEU/SEFPO travaillent sans relâche dans les refuges et les organismes communautaires pour venir en aide aux femmes et à leurs enfants qui fuient un foyer violent pour être en sécurité. Durant les longues périodes de confinement de la pandémie, les refuges pour femmes ont connu une augmentation des appels – les cas de violence conjugale ayant malheureusement empiré.

Dans un rapport, l’Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation indique qu’une femme ou une fille est tuée en moyenne tous les 2,5 jours au Canada, selon les cas de féminicide signalés en 2020. Et ce chiffre ne comprend pas tous les cas de femmes disparues qui sont encore irrésolus.

Il y a une forte hausse du taux de violence sexiste envers les femmes et filles autochtones et les personnes LGBTQ+. Le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a reconnu le taux stupéfiant de violence envers les femmes et les filles autochtones et les personnes de la communauté 2SLGTQQIA. Le rapport final et les 231 appels à la justice ont amplifié les voix des personnes qui luttent depuis des décennies pour leurs sœurs, mères, tantes et filles.

De plus, les données inquiétantes d’un nouveau rapport de la ligne d’urgence canadienne contre la traite des personnes montrent la hausse inquiétante des cas d’exploitation sexuelle, de travail forcé et de la traite des personnes dans tout le pays.  Selon Statistique Canada, 97 pour cent des victimes de la traite des personnes étaient des femmes et des filles, et plus des deux tiers des incidents signalés de traite des personnes entre 2009 et 2019 se sont produits en Ontario.

Durant la pandémie, on a également signalé une augmentation des cas d’incidents racistes anti-asiatiques. La violence à l’égard des personnes et des communautés d’origine asiatique au Canada a considérablement augmenté depuis le début de la pandémie. Sur le total des crimes anti-asiatiques signalés, plus de 60 pour cent des victimes d’agression ou d’attaque étaient des femmes d’ascendance asiatique. La violence structurelle et sexiste s’est également aggravée envers les populations marginalisées telles que les personnes trans ou bispirituelles, les femmes ayant une incapacité, les femmes âgées et les femmes noires, autochtones et racialisées.

La violence à laquelle les femmes sont encore aux prises en Ontario est inacceptable et nous avons tous la responsabilité d’y mettre fin. Pour lutter contre la violence envers les femmes, nous devons continuer à lutter pour l’égalité de genre et l’égalité raciale, mais aussi pour des services de garde d’enfants abordables et accessibles, des logements abordables, l’éradication du racisme systémique, l’équité salariale – autant de questions qui doivent être abordées pour soutenir adéquatement les femmes en Ontario.

L’OPSEU/SEFPO est aux côtés de toutes les femmes et nous nous engageons à faire progresser l’Ontario pour en faire une province où l’on puisse vivre, travailler et prospérer en sécurité.

En solidarité,

Warren (Smokey) Thomas, président de l’OPSEU/SEFPO

Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO

Dianne Clarabut, présidente du Comité provincial des femmes de l’OPSEU/SEFPO