Grâce aux femmes, le SEFPO est fort

Journee internationale de la femme, 8 Mars
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Un message du président Warren (Smokey) Thomas et du premier vice-président/trésorier Eddy Almeida sur la Journée internationale de la femme

Chères amies et chers amis,

Nous avons beaucoup à célébrer en cette Journée internationale de la femme.

Les droits des femmes sont des droits humains. Lorsque les femmes sont fortes, le mouvement ouvrier est fort lui aussi. Et lorsque le mouvement ouvrier est fort, tous les travailleurs en profitent.

Le mouvement pour les droits de la femme est en plein essort. Toutes sortes de jeunes femmes se joignent aux militantes de longue date pour faire campagne, se rassembler et faire pression pour l'égalité et la justice.

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Les femmes de partout brisent le silence et exigent d'être entendues et crues. Suites aux allégations faites contre le grand ponte d'Hollywood Harvey Weinstein, qui ont inspiré le mouvement #MeToo (#MoiAussi), la violence sexuelle, le harcèlement et la violence familiale sont désormais au premier plan de nos préoccupations. Le militantisme féminin a transformé notre compréhension de la violence au travail et ouvert la voie à un avenir plus juste. Un changement historique.

L'effectif du SEFPO est composé de plus de 70 pour cent de femmes. Et une des raisons pour lesquelles le SEFPO est si fort est que les femmes savent ce que ça signifie de devoir lutter pour les droits des travailleurs. Avec chaque contrat que nous négocions et chaque lieu de travail que nous organisons, nous contribuons à l'amélioration des conditions de travail des femmes.

De nos campagnes populaires aux mouvements globaux, les actions des femmes ont directement contribué aux augmentations du salaire minimum et à des lieux de travail plus justes.

L'an dernier, la campagne Attention à l'écart salarial! du SEFPO, qui a inclus des rassemblements, une campagne publicitaire et des pressions directes sur la première ministre Wynne, a transporté les droits des femmes sur le pas de porte du gouvernement.

Depuis l'an dernier seulement, le salaire minimum en Ontario a passé de 11,60 $ à 14 $ de l'heure en janvier dernier. Nous savons que la plupart des travailleurs précaires et mal payés sont des femmes. Cette augmentation salariale changera la vie de plusieurs milliers de femmes et de leurs enfants.

L'augmentation du salaire minimum n'est pas le fruit du hasard. Les femmes de tout le mouvement ouvrier travaillent depuis de nombreuses années avec un réseau énorme de groupes communautaires pour concevoir la campagne 15 $ et équité ($15 and Fairness). Nous arriverons à notre objectif de 15$ tant que les Conservateurs ne prendront pas le pouvoir.

Et regardez le Projet de loi 148, la Loi de 2017 pour l'équité en milieu de travail et de meilleurs emplois, et les changements qu'elle a contribué à la Loi sur les normes d'emploi. Le gouvernement a proposé des changements qui permettront de parvenir à l'égalité salariale, et plus particulièrement pour le travail principalement accompli par des femmes. Les nouvelles mesures de protection permettront aux employés occasionnels, à temps partiel et saisonniers, ainsi qu'aux employés embauchés par l'intermédiaire d'agences de placement temporaires d'obtenir le même taux de salaire que les employés réguliers. Ça aussi ça change beaucoup de choses! Mais le Projet de loi 148 a également introduit des congés payés pour les victimes de violence familiale et sexuelle, même si ce n'est pas encore tout à fait assez.

Il reste du travail à faire, mais nous avons remporté quelques victoires, comme l'organisation réussie de 20 000 travailleurs de soutien à temps partiel des collèges, pour la plupart des femmes.

Le chemin à parcourir en ce qui concerne le respect des femmes racialisées, qui continuent d'être parmi les travailleurs les moins bien payés, est encore long. Trente-six pour cent des femmes des Premières Nations qui vivent hors réserve vivent dans la pauvreté et 23 pour cent des femmes racialisées vivent sous le seuil de la pauvreté. Et nous poursuivons notre lutte pour obtenir justice pour les femmes et jeunes filles autochtones disparues et assassinées. L'histoire de Tina Fontaine n'est qu'un exemple de l'échec du système en ce qui concerne les femmes autochtones.

Nous sommes très fiers du travail que les groupes d'équité du SEFPO accomplissent pour améliorer la vie et les lieux de travail des femmes.

En cette Journée internationale de la femme, nous tenons tout particulièrement à reconnaître notre Comité provincial des femmes. Défenseur des droits des femmes, il contribue à faire du syndicat et de la province un endroit meilleur pour tous les travailleurs. Nous tenons également à féliciter le Cercle des Autochtones du SEFPO, qui travaille sans relâche pour promouvoir et défendre les droits des femmes et des jeunes filles autochtones.

Enfin, nous voulons poser un défi à tous les membres du SEFPO. Au cours des prochaines élections ontariennes, avant de voter, réfléchissez sérieusement aux parti et candidats qui feront le plus vraisemblablement avancer les droits humains des femmes. Il est temps de transformer la dynamique en action. Votre vote peut changer des vies.

Les droits des femmes sont des droits humains. Défendre les droits des femmes, c'est la bonne chose à faire.

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Célébrez la Journée internationale de la femme en participant aux activités organisées à travers l'Ontario. Voir https://sefpo.org/nouvelles/activites-de-la-journee-internationale-de-la-femme.