Ancienne championne du monde de hockey, retraitée de l’OPSEU/SEFPO, décorée de l’Ordre du Canada

Connaissez-vous une personne membre ou retraitée de l’OPSEU/SEFPO qui se serait méritée des distinctions ou mentions d’honneur? Dites-le nous en nous écrivant à opseucommunications@opseu.org

L’OPSEU/SEFPO est extrêmement fier des accomplissements d’Angela James, O.C. – championne du monde de hockey, copropriétaire et gérante de l’équipe de hockey féminin Toronto Six, coordonnatrice récemment retraitée des sports pour personnes âgées au Collège Seneca et, depuis le mois de juin 2022, officier de l’Ordre du Canada.

C’est le dernier d’une longue liste de prix et distinctions honorifiques. Madame James a été saluée comme « la première super-vedette du hockey féminin moderne » et a été la première et seule Noire à devenir capitaine de l’équipe nationale de hockey féminin du Canada. Elle a été intronisée au Black Ice Hockey and Sports Hall of Fame en 2007. Elle fut une des premières femmes et la première joueuse de hockey ouvertement gaie à devenir membre du Temple de la renommée de l’International Ice Hockey Federation (IIHF) (2008) et du Temple de la renommée du hockey (2010). Elle est aussi membre du Panthéon des sports canadiens (2009) et du Ontario Sports Hall of Fame (2019).

En 2009, le stade du Parc Flemingdon, quartier de Toronto dans lequel Angela a grandi, a été renommé Stade Angela James. Elle a également reçu un doctorat honorifique en droit de l’Université de Windsor en 2018.

Angela James est née et a grandi à Toronto, où, enfant, elle a joué au hockey dans la ligue de hockey interne pour garçons, dans les années 1970, en dépit de l’opposition des officiels. Lorsque ses compétences se sont mises à surpasser celles de garçons bien plus âgés qu’elle, des parents et des officiels jaloux l’ont obligée à quitter la ligue des garçons. Angela est alors allée dans des ligues pour filles, puis pour femmes, jouant contre des filles et des femmes plus âgées, alors qu’elle n’était qu’une enfant ou une jeune adolescente.

Angela n’avait aucun problème à jouer contre des enfants et des adultes plus âgés. « Je voulais seulement jouer. Ça m’était égal », a-t-elle dit. « Si je devais déployer des efforts supplémentaires pour suivre le rythme, je le faisais, tout simplement. Il me suffisait de me souvenir que j’étais dehors et que je jouais comme je voulais jouer. »

Angela James a étudié au Collège Seneca et a joué au hockey pour les Seneca Scouts, conduisant l’équipe à leur premier championnat en 1983-1984, puis à un deuxième l’année suivante. L’Association du sport collégial de l’Ontario (ASCO) l’a nommée Athlète de l’année en 1984 et en 1985, et elle a été intronisée au Temple de la renommée de l’ASCO en 2005.

Angela a joué pour Équipe Canada dans le premier championnat du monde de hockey féminin sanctionné par l’IIHF, en 1990, menant son équipe à la victoire contre Team USA. Elle a joué dans 3 autres championnats mondiaux pour Équipe Canada, remportant chaque fois la victoire contre Team USA.

Vous en apprendrez plus sur la carrière de hockey d’Angela et sur ses nombreux prix de distinction ici.

Membre active de l’OPSEU/SEFPO depuis 1986

Tandis que les amateurs de hockey la connaissent comme la super-vedette du hockey féminin, pour les membres de la section locale 561 de l’OPSEU/SEFPO, Angela est une amie, collègue et membre active du syndicat, qui a également été déléguée syndicale pendant plus de dix ans.

« Angela est une héroïne pour nous au Collège Seneca, ainsi que pour toutes les filles des années 1970 et 1980 à qui l’on disait que les filles ne pouvaient pas jouer », a déclaré Janice Hagan, présidente de la section locale 561. « Angela a également été une excellente déléguée syndicale. Elle faisait en sorte que le personnel des départements des sports et loisirs du collège sachent ce qui se passait au syndicat; elle a participé à la campagne de signature de cartes de la campagne de syndicalisation du personnel à temps partiel pendant la grève du personnel de soutien des CAAT de 2011. »

Angela a été embauchée par le Collège Seneca en 1982, alors qu’elle n’était qu’étudiante, puis à temps plein en 1986, après ses études, à titre de coordonnatrice des loisirs. Au fil des années, elle est devenue coordonnatrice principale des sports. Elle a pris sa retraite en 2020. Son travail incluait la programmation, l’établissement de budgets, la coordination des programmes de sports intramuros et universitaires, conseiller le Conseil des sports et, à côté, l’entraînement également.

Angela a travaillé au Collège Seneca tout au long de sa carrière de championne de hockey. « Je travaillais dans le domaine athlétique et ils comprenaient l’importance de la compétition et des sports », a déclaré Angela. « J’accumulais de nombreuses heures supplémentaires et utilisais mes jours de vacances; ils étaient très souples avec moi. Quand je participais aux compétitions internationales, je pouvais m’entraîner dans nos installations le matin, jusqu’à midi, et travailler le reste de la journée. »

En dépit de son horaire de travail, hockey et entraînement chargé, pour Angela, il était important qu’elle soit active au sein de son syndicat, et elle y était déléguée syndicale. « J’ai essayé d’aider autant que je pouvais avec le temps que j’avais à ma disposition », a ajouté Angela. « J’informais mes collègues sur les enjeux, leur donnais le point de vue du syndicat, expliquais nos droits et leur rappelais qu’ils avaient le droit de porter plainte. Je voulais m’assurer que tout le monde comprenait bien ses droits et responsabilités. »

Durant la grève du personnel de soutien des CAAT, en 2011, « j’étais chef de piquet, et c’est moi qui donnait les coups de sifflet », a dit Angela. « C’était génial. Pas seulement pour les beignets, mais aussi pour le fait que nous étions tous et toutes ensemble. Le corps enseignant et le personnel étaient tous réunis. »

Angela a aussi été active pendant la campagne de syndicalisation des temps partiel, inscrivant les nombreux temps partiel qui travaillaient avec elle. « Je voulais qu’ils aient un syndicat et de bons salaires », a-t-elle souligné. « J’ai commencé comme eux; j’ai travaillé à temps partiel pendant quelques années avant d’être à temps plein. Les syndicats font de bonnes choses; entre autres ils permettent aux étudiants d’obtenir des emplois à temps partiel et d’être placés dans les classifications.  Et ils n’obtiennent pas des emplois parce qu’ils connaissent quelqu’un dans le collège. »

Plans de « retraite »

Bien qu’ayant pris sa retraite du Collège Seneca, Angela n’a pas l’intention d’arrêter de travailler. Elle est copropriétaire de l’équipe professionnelle de hockey féminin Toronto Six et vient d’accepter un poste à temps plein de gérante de l’équipe. « Je suis heureuse d’être en mesure de bien payer les femmes pour jouer au hockey », a-t-elle déclaré. « Je pense que les femmes le méritent. Au syndicat, nous nous battons pour l’égalité et l’inclusion, et je suis vraiment heureuse de pouvoir le faire. »

Elle a commencé à songer à sa retraite du Collège Seneca pendant la pandémie seulement, quand sa partenaire l’a invitée à examiner ses prestations de retraite. « Quand on arrive à la retraite, on se demande si notre pension suffira pour vivre. C’est suffisant. Mais l’année prochaine, mes trois enfants seront à l’université en même temps. Ainsi, je ne prendrai jamais ma retraite! » Angela rigole.

Pourtant, Angela trouve encore le temps de se détendre. « Je suis maintenant une grande joueuse de pickleball », dit-elle. « Ma fille joue au hockey de compétition et j’ai aussi entrainé son équipe midget l’année dernière, les North York Storm. Je fais de belles balades à vélo avec mes enfants, et j’ai une jolie décapotable dans laquelle j’aime me pavaner. »

Angela James (à droite) avec sa partenaire Angela McDonald (à gauche) et leurs trois enfants : Christian, Toni et Michael

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