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L'indemnisation des accidents du travail est un droit, nous disent le président et le premier vice-président

Workers' Comp is a right
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L’Ontario a besoin de mieux soutenir les travailleurs blessés dans cette province et de lutter pour de meilleures prestations.

Le 1er juin 2018 est le Jour des travailleurs blessés. Les membres du SEFPO réclament justice pour tous les travailleurs blessés. Ceux-ci incluent tant les travailleurs souffrant de traumatismes et troubles psychiques liés au travail que ceux qui subissent des blessures corporelles.

Il est temps que le gouvernement provincial adopte une couverture universelle pour tous les travailleurs blessés. Un trop grand nombre de travailleurs blessés en Ontario ne jouissent d’aucune protection.

Les travailleurs blessés au travail ont un droit légal à l’indemnisation et à la réadaptation. Toutefois, trop souvent, le système échoue dans son mandat face à ces travailleurs, avec des indemnisations injustes et tardives.

Le gouvernement Wynne n’a pas amélioré le système de la CSPAAT. En fait, le sous-financement et les mauvaises décisions administratives n’ont fait qu’empirer la situation.

Un rapport de l’Ontario Network of Injured Workers Groups (ONIWG) publié plus tôt cette année révèle la façon dont les travailleurs blessés vivent leurs pertes salariales et le chômage. Ceux-ci les entraînent dans un tourbillon de pauvreté et d’autres problèmes de santé.

La pratique de « présomption » est tout particulièrement insultante pour les travailleurs blessés. Lorsqu’un travailleur retourne au travail, il a droit à l’aide à la reprise au travail de la CSPAAT. C’est bien, sauf que ces travailleurs sont considérés capables de travailler. Les statistiques montrent que 40 pour cent sont sans emploi et voient leur indemnisation réduite. 

Nouveau fait troublant depuis que l’Ontario a augmenté le salaire minimum, le gouvernement peut désormais estimer qu’un travailleur blessé a reçu une augmentation salariale qu’il travaille ou pas. Ces salaires imaginaires entraînent à leur tour une réduction des prestations de la CSPAAT.  Il semble incroyable que le gouvernement puisse utiliser l’augmentation du salaire minimum pour profiter du malheur de travailleurs vulnérables. Mais c’est ce qui se passe.

L’Ontario doit résoudre ce problème et créer un système d’indemnisation qui tienne vraiment compte des pertes salariales. Les travailleurs blessés ne méritent rien de moins.

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas
Président du SEFPO

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier du SEFPO