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Les travailleurs chez CAMH font face à une recrudescence de la violence

Division de la sante mentale du SEFPO
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Toronto – Selon le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO), l’attaque vicieuse de dimanche dernier sur une infirmière du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) est le plus récent exemple de la recrudescence des incidents de violence dans cet établissement.

« Quand cela prendra-t-il fin? », a demandé Nancy Pridham, présidente de la section locale 500 du SEFPO, qui représente environ 1 500 travailleurs de la santé dans l’établissement de la rue Queen ouest, à Toronto. « Quand la direction de CAMH entendra-t-elle raison et reconnaîtra-t-elle que les cas d’agressions et de violence dans ses locaux ne cessent d’augmenter et que les mesures mises en place pour éviter que davantage de travailleurs ne se fassent gravement blesser sont inefficaces? Les cadres de CAMH ne semblent guère se soucier de la violence qui prévaut au sein de l’organisation. »

Le 23 octobre dernier, une infirmière autorisée de CAMH a été gravement agressée tandis qu’elle quittait une pièce; elle a ensuite été frappée au visage et traînée dans une autre pièce où un patient a continué de la battre.

L’incident de dimanche n’est que le dernier exemple d’une vague croissante de violence contre les travailleurs des établissements psychiatriques cette année en Ontario. Madame Pridham a baptisé l’année 2016 « année de la violence faite aux travailleurs de la santé mentale ».

CAMH est le point zéro de la violence et des agressions. En avril dernier, une travailleuse s’est faite attaquer dans une salle à manger et a souffert d’une commotion cérébrale après avoir reçu plusieurs coups sur la tête. En août, une personne responsable du nettoyage s’est fait casser le nez tandis qu’elle était dans la chambre d’un patient. Plus tôt ce mois, un patient a arraché le soutien-gorge d’une travailleuse. C’est une collègue qui a dû appeler la police pour faire une enquête parce que la direction tardait à réagir. 

« Ces exemples ne représentent que la partie visible de l’iceberg », a encore dit Madame Pridham. « Il ne se passe guère de jour sans qu’un ou une de nos membres, ou d’autres qui travaillent là-bas, se plaignent d’une forme ou d’une autre de harcèlement, agression ou violence. J’attribue définitivement la responsabilité du statu quo et de cette indifférence aux cadres de CAMH. »

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a déclaré que le gouvernement provincial devait élargir la définition législative de l’état de stress post-traumatique (ÉSPT) afin d’y inclure les employés des établissements psychiatriques.

« La preuve est faite : les travailleurs des établissements psychiatriques sont tout aussi susceptibles de souffrir d’ÉSPT que les premiers intervenants », a déclaré Monsieur Thomas. « Si le gouvernement prenait cette question au sérieux, il amenderait immédiatement la loi afin de protéger tous les travailleurs des établissements psychiatriques et de soins de santé; ils sont trop nombreux à se rendre chaque jour au travail inquiets d’en sortir blessé ou sur une civière. »

Le SEFPO et l’AIIO prévoient de conduire un piquet d’information la semaine prochaine à Toronto pour attirer l’attention des gens sur la violence au travail dans les établissements psychiatriques.

Pour plus d’information :

Nancy Pridham, présidente, section locale 500 du SEFPO, 416-625-6364

Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, 613-329-1931