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La violence n'a pas sa place au travail : Bulletin d'automne de la Division des soins de longue durée

C'est dans ma nature de prendre soin de vous. Soins de longue duree SEFPO
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Message de la présidente

Le paysage politique est en train de changer en Ontario. Après 15 années d’austérité des libéraux, bien des gens s’inquiètent sur ce que quatre autres années de coupures feront pour les services publics de première ligne, dont le secteur des soins de longue durée.

C’est pourquoi il est plus important que jamais de travailler ensemble avec un objectif commun. Nous devons réorienter nos efforts pour défendre les emplois de nos membres et protéger les services publics que nous offrons avec tant de dévouement.

Ce n’est pas le moment d’avoir peur; c’est le moment de se préparer.

Au cours des récentes élections provinciales, le premier ministre Ford a fait valoir un programme « pour le peuple ». Un élément important de ce programme était la promesse d’ajouter 15 000 nouveaux lits de soins de longue durée au cours des cinq prochaines années. Tandis que nous sommes heureux que le premier ministre Ford réalise que l’accès aux soins de longue durée doit être une priorité, nous devons rester vigilants et veiller à ce que toute nouvelle capacité soit publique.

Nous savons bien que ce gouvernement a pour priorité clé de privatiser encore davantage, mettant en danger la qualité, l’accessibilité et la réglementation adéquate des soins.

À l’heure actuelle en Ontario, plus de 25 000 personnes sont sur une liste, en attente de soins de longue durée. Et nous n’avons pas seulement besoin de lits supplémentaires, nous avons aussi besoin de niveaux de dotation adéquats. On parle ici d’offrir des soins aux résidents et d’améliorer le temps qu’on passe en leur compagnie.

Les membres de la Division des soins de longue durée du SEFPO continueront d’exiger des normes de soins minimales et des lits et services de soins de longue durée de qualité, qui répondent aux besoins de la population.

Nous devons lutter pour améliorer nos conditions de travail, et nous devons aussi faire en sorte que la sécurité prévale dans tous les foyers de soins de longue durée. Personne ne devrait craindre d’aller au travail. Personne ne devrait craindre d’être victime de violence ou de mourir au travail.

La violence n’a pas sa place au travail et ne doit jamais être tolérée.

Je veux que tous nos membres de la Division des soins de longue durée sachent que nous continuerons de nous battre à ce propos. À notre nouveau premier ministre, je dis, nous sommes les experts sur le terrain. Nous pouvons vous aider. Parlons-en.

Solidairement, 

Joan Corradetti, présidente
Division des soins de longue durée du SEFPO

Soins aux patients et sécurité des travailleurs : Les deux côtés de la médaille

Les dirigeants du SEFPO collaborent pleinement au travail du Comité de leadership pour la prévention de la violence en milieu de travail dans le secteur des soins de santé, qui s’apprête à entrer dans sa deuxième phase. Il s’agit d’une initiative provinciale unique et ambitieuse, organisée par le ministère du Travail de l’Ontario et le ministère de la Santé et des Soins de longue durée, en collaboration avec le gouvernement, les syndicats, les employeurs, les défenseurs des patients et d’autres parties prenantes.

L’épidémie de SRAS de 2003 a révélé la vulnérabilité des travailleurs de la santé de première ligne alors que deux infirmières et un médecin mouraient après avoir contracté le virus auprès de patients.

La violence au travail est un grave problème pour la santé et la sécurité des travailleurs; elle inclut l’intimidation, le harcèlement, ainsi que la violence physique et la violence domestique. Le résultat est que les travailleurs ne peuvent pas bien prendre soin des patients si leurs propres santé et sécurité sont à risque. Ce sont les deux côtés de la médaille.

Le Comité de leadership pour la prévention de la violence en milieu de travail dans le secteur des soins de santé a été créé en 2015, avec une attention particulière prêtée aux hôpitaux. En 2017, la première phase permettait de présenter 23 recommandations. Parmi les idées principales, notons la création d’une norme en matière de sécurité au travail pour les lieux de travail de la santé et un amendement au manuel des politiques et procédures du ministère du Travail, pour assurer la pertinence de toutes les évaluations des risques conduites par les hôpitaux. On peut lire le rapport au complet ici.

La deuxième phase de la prévention de la violence en milieu de travail dans le secteur des soins de santé est spécifiquement axée sur les hôpitaux, les soins à domicile et les soins de longue durée. La planification préliminaire et la consultation, pour cette phase, ont débuté en mars 2017, et les parties prenantes se réunissent régulièrement depuis juillet 2017. Un rapport, des recommandations et des outils, développés dans la phase 2, devraient être publiés et mis en œuvre en février 2019.

Pour la première phase, le président Warren (Smokey) Thomas représentait le SEFPO au comité de leadership central; il jouera ce même rôle et continuera d’apporter ses connaissances et son expertise dans la deuxième phase.

« Le travail que nous faisons dans ce comité est urgent et a déjà mis beaucoup de temps à se concrétiser. J’espère sincèrement que ce processus permettra de réduire les risques de violence en milieu de travail pour tous les travailleurs des soins de longue durée. La violence au travail ne sera pas tolérée. Les employeurs doivent prendre des mesures et être tenus responsables », a déclaré M. Thomas.

Joan Corradetti participe au travail de l’équipe de recherche et de développement des soins de longue durée. Le SEFPO est également représenté dans les équipes de recherche et de développement des hôpitaux et des soins à domicile. Madame Corradetti a déclaré que le lien entre les soins aux patients et la sécurité des travailleurs est au cœur des discussions de l’équipe de recherche et de développement des soins de longue durée. « Notre groupe développe des outils et recommandations spécifiques au secteur pour prévenir la violence au travail. On parle ici notamment de choses comme le besoin de formation ou de recyclage du personnel. »

Les employeurs ont la responsabilité d’aider à prévenir la violence au travail

Les amendements apportés à la Loi sur la santé et la sécurité au travail (LSST) en 2010 ont permis d’insister sur la responsabilité des employeurs de prévenir la violence en milieu de travail.

Premièrement, les employeurs doivent établir des politiques sur le harcèlement et la violence au travail et les afficher sur le lieu de travail.

Les employeurs devraient évaluer les risques de violence dans leur lieu de travail et créer des mesures et procédures pour contrôler les risques.

C’est aussi à eux qu’incombe de mettre en place des mesures et des procédures pour permettre aux employés de signaler les incidents et de savoir comment obtenir une aide immédiate. Les employeurs doivent enquêter et traiter tous les incidents et toutes les plaintes.

En tant que membres d’un syndicat, nous pouvons aider à exiger des comptes des employeurs. Signalez vos préoccupations à votre représentant du Comité mixte sur la santé et la sécurité au travail ou à un dirigeant de votre section locale. Votre syndicat veut connaître votre opinion.

Conseils de sécurité au travail à l’intention des travailleurs de première ligne

  1. Faites attention aux signes précurseurs
  2. Éliminez toute arme potentielle
  3. Connaissez vos procédures d’intervention en cas de violence
  4. Fiez-vous à votre intuition
  5. Utilisez une approche d’équipe
  6. Familiarisez-vous avec les politiques en matière de harcèlement au travail et les systèmes de rapport
  7. N’oubliez pas que des stratégies de communications efficaces et la prise de conscience sont essentielles à la prévention de la violence au travail.

Espoirs concrétisés pour nos tout nouveaux membres des soins de longue durée

Nous sommes heureux d’accueillir les membres du secteur des soins de longue durée de la Maison de retraite du Manoir Champlain, à Orillia.

Le président Warren (Smokey) Thomas a salué la ténacité et l’engagement de ces tout nouveaux membres du SEFPO, qui ont dû se battre pour adhérer au syndicat.

Il a fallu un an et demi à ces 86 membres pour rejoindre la famille du SEFPO et leurs espoirs sont maintenant devenus une réalité.

« À cette époque d’incertitude politique, il est logique de vouloir se faire représenter par notre syndicat, lequel a fait ses preuves en ce qui concerne la protection des membres », a déclaré M. Thomas. « Ces membres ont compris qu’il était plus prudent de choisir un navire capable de résister à la houle. »

Joan Corradetti, présidente du secteur des Soins de longue durée du SEFPO, a chaleureusement accueilli ces nouveaux membres. « Ça a mis du temps, mais la vie de ces nouveaux membres au Manoir Champlain est sur le point de s’améliorer. Ils bénéficient désormais d’une véritable voix au travail. »

Le personnel du Manoir Champlain est composé d’infirmières autorisées, préposés à l’entretien, préposés aux services de soutien à la personne, préposés aux services aux invités, employés de bureau et toutes sortes d’autres travailleurs offrant des services dans cet établissement d’aide à la vie autonome qui dessert le comté de Simcoe.

Offert par l’équipe de direction de la Division des soins de longue durée du SEFPO

Joan Corradetti, présidente
Shannon Nolan, vice-présidente
Terri-Lyn Long, trésorière
William Stanton, secrétaire
Corrina Cadeau, coordonnatrice des communications