Journée mondiale de l’eau 2022

Journée mondiale de l'eau 22 Mars
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Il ne fait aucun doute que le défi le plus fondamental de notre génération en matière de droits de la personne est l’accès à une eau propre, fiable et saine.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, le 22 mars, l’OPSEU/SEFPO réaffirme son engagement à faire en sorte que la lutte pour la protection de cette ressource naturelle et vitale soit une priorité absolue.  La défense et le renforcement de ce droit fondamental de la personne doivent être au cœur de notre travail collectif.

Cette année, le thème de la 29e Journée mondiale de l’eau est : « Eaux souterraines : rendre l’invisible visible ».

Au fil des ans, l’eau est devenue un luxe, plus précieuse que l’or ou le pétrole. Un prix que beaucoup de personnes ne peuvent pas se permettre; d’autres payent souvent le prix ultime en mettant leur santé et leur vie en danger pour s’en procurer. En vertu du droit international, le droit à l’eau est reconnu comme un droit de la personne.  Les entreprises et les gouvernements continuent malheureusement de traiter l’eau comme un produit de base, ou pire, comme un moyen de se débarrasser des polluants. Il en résulte que de nombreuses communautés, en particulier les communautés autochtones, n’ont pas accès à l’eau potable. C’est un scandale national!

L’absence d’eau potable dans les communautés autochtones représente une forme de racisme environnemental sous le couvert du colonialisme. Prenons pour exemple le déversement de mercure non traité par l’usine de papier de Dryden dans les rivières English et Wabigoon. Cela a continué pendant six décennies. Et il y a une génération entière de jeunes de la communauté de Neskantaga qui n’ont jamais eu accès à de l’eau potable, saine et salubre. On ne tolèrerait jamais ça dans des endroits comme Toronto, Ottawa, Sudbury ou Windsor.

Cela fait déjà plus de 20 ans que la tragédie de l’eau contaminée a frappé Walkerton, mais il y a environ 1,6 million d’Ontariennes et d’Ontariens qui utilisent encore des puits privés, qui ne sont pas protégés par les lois provinciales qui ont été adoptées après Walkerton.

Nous avons besoin de lois plus strictes pour protéger nos cours d’eau et écosystèmes. On doit adopter le projet de loi 286, la Loi de 2021 sur le droit inhérent à de l’eau potable saine. Notre province a besoin d’une législation intransigeante qui prévoit de graves conséquences pour ceux qui violent ces lois. Nous ne devrions pas nous contenter de moins. Quand notre planète est malade, nous tombons tous malades.

Tous les paliers de gouvernement ont un rôle à jouer et nous avons également besoin d’action au niveau fédéral.

Bien que les peuples autochtones soient les gardiens de cette terre, l’intendance et la conservation de l’eau relèvent de la responsabilité de tout le monde. Nous devons faire preuve de sagesse et de bon sens dans notre manière d’utiliser l’eau à la maison, à l’école, dans la communauté et lors de nos loisirs. Nous devons nous tenir mutuellement responsables, y compris les sociétés, les pollueurs et les gouvernements.

Dans le cadre de ses efforts visant à enrayer la crise de l’eau, l’OPSEU/SEFPO travaille avec le Comité de la campagne de l’eau du Cercle des autochtones. Au cours des prochaines semaines, joignez-vous au Comité de la campagne de l’eau en participant à leurs appels à l’action. Cette semaine, ils tiennent un Sommet de l’eau de deux jours, qui permettra d’élaborer un plan d’action concret afin de mettre la crise de l’eau à l’ordre du jour des élections provinciales le 2 juin prochain.

Pour en savoir plus sur la campagne et pour vous joindre à la lutte pour circonscrire la crise de l’eau, ne manquez pas les mises à jour et les communications de l’OPSEU/SEFPO.

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas, président de l’OPSEU/SEFPO
Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO
Krista Maracle, présidente du Cercle des Autochtones de l’OPSEU/SEFPO
Paige Malcolm, présidente du Comité de la campagne de l’eau de l’OPSEU/SEFPO

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