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Le gouvernement Wynne doit admettre sa responsabilité en ce qui concerne l'utilisation de briseurs de grève dans le secteur des soins à domicile

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, publiait aujourd'hui la déclaration suivante :

Quand le gouvernement Wynne veut vraiment passer à l'action, les choses avancent! On l'a vu avec les deux ententes conclues tout récemment avec les enseignants.

Mais il est temps qu'il prenne des mesures similaires pour le système des soins de santé.

Le vendredi 14 août dernier, des membres du Conseil exécutif du SEFPO et des membres de la section locale 294 qui travaillent chez CarePartners, ont occupé le bureau du Dr Eric Hoskins, notre ministre de la Santé, au centre-ville de Toronto. Ils ont demandé que le ministre rencontre le SEFPO pour parler du comportement inadmissible de CarePartners, un organisme financé par le gouvernement.

Le sit-in a porté fruit. Nous rencontrons le ministre Hoskins mardi prochain 1er septembre.

Notre message est simple. Le gouvernement Wynne participe activement à la destruction de notre syndicat chez CarePartners avec l'argent du contribuable. Il est inadmissible que le gouvernement paie des briseurs de grève pour faire le travail de nos professionnels des soins de santé. Le gouvernement devrait mettre immédiatement fin à ce financement et faire ce qu'il a fait pour les enseignants en retenant la solution d'un contrat juste et équitable.

En utilisant l'argent des contribuables pour prolonger des arrêts de travail légaux, ce gouvernement libéral jette notre argent par les fenêtres et montre qu'il n'est pas aussi progressif qu'il veut le faire croire lorsqu'il s'agit de répondre aux besoins des nos citoyens les plus fragiles et de nos travailleurs de la santé qualifiés, dont la majorité sont des femmes.

La plus grande partie des soins à domicile était autrefois prise en charge par des employés salariés d'organismes à but non lucratif. Avec l'arrivée des centres d'accès aux soins communautaires (CASC), qui sont entièrement financés par les contribuables, les soins à domicile sont désormais soumis au processus d'appel d'offres. Les entreprises à but lucratif se sont livrées concurrence pour fournir des services tels que la dialyse à domicile, le soin complexe des plaies et les services palliatifs. Que l'offre la moins chère gagne! Ces compagnies ont ensuite fait baisser leurs frais d'exploitation en supprimant des salaires et des prestations.

Les citoyens de la région de Hamilton Niagara Haldimand Brant méritent un bien meilleur service que ce que leur fournit leur CASC. Ce centre rémunère actuellement ses infirmières à la visite plutôt qu'à l'heure. Cela signifie qu'elles travaillent souvent pour moins que le salaire minimum! Elles n'ont aucun congé de maladie et ne sont pas rémunérées pour leurs heures supplémentaires. Les professionnels de la santé, qui font un travail essentiel au sein de nos communautés, méritent un meilleur traitement.

Entre temps, les propriétaires de CarePartners, de simples intermédiaires vraiment vu que leurs fonds sortent des poches du contribuable, se versent de jolis salaires et se construisent d'énormes bureaux. Une épaisse couche de profits bien gras, qui n'existait pas auparavant, a ainsi été introduite dans le système de soins à domicile de l'Ontario. Le résultat est que les patients reçoivent des soins inadéquats et que les professionnels des soins de santé voient disparaître de bons emplois.

Nos dollars de santé publique devraient aller aux soins, pas à engraisser les comptes de banque d'entreprises qui embauchent des briseurs de grève, Le gouvernement libéral n'a pas seulement contribué à la situation à l’origine, mais il contribue désormais activement à l'aggraver.

Il est temps que le ministre Hoskins intervienne personnellement pour résoudre le conflit chez CarePartners. Je vais faire en sorte qu'il le comprenne lors de notre rencontre la semaine prochaine. Le gouvernement devrait avoir pour politique de rémunérer tous les préposés aux soins à domicile à l'heure plutôt qu'à la visite. »