Skip to content
news_press_releases_french.jpg

Les libéraux de Wynne se font dicter le budget par Bay Street - Thomas

We the North
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

TORONTO – Le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario, Warren (Smokey) Thomas, a accusé les libéraux de Wynne de laisser Bay Street établir le budget provincial.

Dans le cadre d'une conférence de presse qui a eu lieu à Queen's Park ce mardi, Thomas a déclaré que les plans économiques de la province contribuent à la prospérité soutenue d'un réseau efficace d'avocats d'entreprise, de banquiers et de grosses boîtes de construction et à l'austérité continue des autres citoyens.

« Nous n'avons pas vu l'Ontario être gouvernée par une petite clique solidaire comme celle-ci depuis l'époque de William Lyon Mackenzie, qui critiquait le Pacte de famille », a-t-il dit. « Aujourd'hui, comme dans les années 1830, le pouvoir économique et le pouvoir politique sont tellement imbriqués l'un dans l'autre qu'on ne peut plus les distinguer. »

Thomas a publié une petite brochure intitulée Ils bâtissent grâce à leurs bonnes relations : C'est dans leur ADN, qui explique clairement les liens étroits qui ont été noués au fil du temps entre les politiciens libéraux d'hier et aujourd'hui et leurs conseillers et les entreprises intéressées qui font des dons généreux au parti libéral pour bénéficier des largesses du gouvernement.

« L'adoption enthousiaste par le gouvernement, la semaine dernière, des recommandations du panel de Monsieur Ed Clark montre clairement que le gouvernement de l'Ontario reçoit ses ordres directement du secteur privé », a déclaré Thomas.

« Ce sont ces mêmes individus qui essaient de nous dire que la privatisation permettra de résoudre les problèmes causés par la privatisation. C'est un processus qui convient bien à Bay Street mais pas du tout à l'Ontario.

La privatisation est responsable d'une grande partie des problèmes financiers de la province. La vérificatrice générale a révélé que les projets d'infrastructure ayant fait l'objet de P3 avaient coûté aux contribuables ontariens 8 milliards de dollars de plus que si le gouvernement avait lancé des appels d'offres selon le modèle d'approvisionnement traditionnel.

« C'est plus de 600 $ par personne en Ontario qui ont été transférés à ce jour dans les poches d'entreprises et de leurs acolytes au même ADN que les libéraux », a encore dit Thomas.

Le gouvernement prévoit encore de réduire les dépenses de programmes d'un taux supérieur au taux d'inflation pendant encore trois ans.

« C'est absolument scandaleux. L'austérité libérale ne touche pas seulement les travailleurs du secteur public; elle touche aussi les services publics qu'ils fournissent. Par exemple, cela fait trois ans que les hôpitaux ne voient presque pas augmenter leur financement, les empêchant de faire face aux coûts de l'inflation, au vieillissement de la population et à la croissance démographique. Nous perdons du terrain, et vite », a ajouté Thomas.

« Des bulletins d'actualité ont dévoilé qu'Ed Clark aurait dit à Kathleen Wynne qu'elle avait le choix entre s'endetter encore davantage ou vendre des biens. Il aurait plutôt dû lui dire que les profits des sociétés dans ce pays avaient atteint des niveaux records et qu'il était temps d'augmenter leurs impôts, au moins au niveau de 2010, pour lui permettre de respirer un peu, et qu'elle pouvait se permettre d'augmenter encore davantage les impôts des établissements financiers. »

« Mais ce n'est pas ce qu'il lui a dit. Et ce n'est pas ce qu'elle a dit non plus », s'est plaint Thomas. « Au lieu de ça, c'est Bay Street qui dicte à la province ce qu'elle doit faire avec ses milliards de dollars en biens publics. Elle n'a pas ce mandat. »