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La garderie de l'Université York se sert de la COVID-19 pour masquer des négociations déloyales

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Toronto – Le SEFPO demande à la direction de la garderie coopérative de l’Université York de mettre fin à leurs tactiques de négociation trompeuses pendant la pandémie mondiale de COVID-19.

Les membres du personnel de la garderie, toutes des femmes, travaillent avec une convention collective expirée depuis le 30 avril 2015. L’employeur a émis un rapport recommandant de ne pas instituer de commission de conciliation, sans le préavis usuel au syndicat, entraînant la possibilité d’un lockout dès le 8 mai prochain. Les travailleuses ont reçu un avis de mise à pied temporaire à compter du 20 avril. On leur a également dit que leurs avantages sociaux seraient supprimés à partir du 30 avril.

« Traiter ainsi ces travailleuses pour en retirer un avantage financier, et en pleine pandémie, pour comble, on ne peut plus ignoble! », a déclaré M. Thomas. « Cet employeur se sert de la COVID-19 comme d’un écran de fumée. Il a eu plusieurs occasions de discuter et de négocier équitablement ces dernières années et il choisit de s’en prendre maintenant à ces femmes innocentes dont le travail a déjà été affecté par cette crise?! »

Les travailleuses de la garderie coopérative de l’Université York ne travaillent plus en raison de l’état d’urgence déclaré en Ontario le mois dernier. L’avis de mise à pied qui leur a été remis signifierait normalement qu’elles ont droit à la Prestation canadienne d’urgence (PCU); toutefois, le lockout qui pourrait résulter du rapport recommandant de ne pas instituer de commission de conciliation risque de priver ces travailleuses de cette prestation.

« Le comportement de la direction de la garderie coopérative de l’Université York est dégoûtant », a ajouté M. Thomas. « La vie de ces travailleuses et de leurs familles est déjà perturbée par des arrêts de travail, et maintenant, l’employeur veut remuer le couteau dans la plaie?! »

Avant l’avis de mise à pied, l’employeur avait forcé son personnel à se servir de ses vacances et de ses congés de maladie pour se faire payer, en violation directe de leur convention collective. Le syndicat a essayé de résoudre le conflit, mais s’est fait rabroué à plusieurs reprises par la directrice générale, Mabel Davis. Ce n’est pas la première fois que Mme Davis ignore les modalités d’une convention collective. Elle avait dit que le président du Conseil d’administration prendrait contact avec le SEFPO, mais cela ne s’est jamais fait. Au lieu de cela, Mme Davis préfère avoir recours à un avocat grassement payé, qu’elle semble laisser mener la barque.

« C’est tout ce dont nous avons besoin pendant la pire crise de santé de notre génération… une bande d’avocats de Toronto surpayés n’hésitant pas à infliger des souffrances inouïes à quelques employées qui ne demandent rien d’autre qu’à faire leur travail », a encore dit M. Thomas. « Nous ne permettrons pas à cet employeur de profiter de ces femmes », a dit M. Thomas. « Le travail qu’elles font est inestimable, et elles méritent d’être traitées équitablement. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931