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La Journée Zéro discrimination vise les lois discriminatoires

Zero Discrimination
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Nous sommes en 2019 et la discrimination quelle qu’elle soit, c’est de la discrimination malvenue. Ainsi, en cette Journée Zéro discrimination de l’ONU, nous réaffirmons l’engagement de notre syndicat d’éliminer la discrimination sous toutes ses formes.
 
La discrimination est un fléau.
 
Les personnes ciblées par la discrimination sont dépouillées de leurs dignité, égalité et possibilités. En d’autres termes, on les prive, elles, leurs familles et leurs communautés, d’une chance réelle de vivre des vies prospères, en toute sécurité et en bonne santé. C’est la définition même de l’injustice.
 
Les personnes ciblées par la discrimination sont celles qui souffrent le plus, mais elles ne sont pas seules à souffrir. Quand on exclut certaines personnes, on est tous et toutes perdants. Nous perdons leur créativité, leur productivité et leurs idées, et nos communautés ne peuvent s’épanouir pleinement, comme elles l’auraient fait avec elles.
 
La Journée Zéro discrimination de l’ONU avait été mise en place pour mettre fin à la discrimination contre les personnes vivant avec le VIH ou le sida. Elle joue un rôle important dans la lutte contre la stigmatisation et les craintes auxquelles ces personnes font face.
 
Aujourd’hui, toutefois, l’ONU se sert de cette journée comme un appel aux armes contre toutes les formes de discrimination et pour faire un rappel important, comme quoi la responsabilité ultime de mettre fin à la discrimination n’est pas celle des victimes, mais celle des gens qui en profitent.
 
Cette année, la Journée Zéro discrimination met l’accent sur les lois, politiques et règlements qui favorisent ou perpétuent activement la discrimination. Malheureusement, ils sont partout. Selon l’ONU :

  • Environ 29 pays ont déclaré exiger le consentement du mari ou du partenaire de la femme pour son accès aux services de santé sexuelle et reproductive.
  • Trente-trois pays ont légalement imposé la peine de mort pour des infractions liées à la drogue.
  • Au moins 98 pays criminalisent certains aspects du travail du sexe.
  • Les relations sexuelles entre personnes de même sexe ont été pénalisées dans au moins 67 pays et territoires du monde entier.
  • Seuls neuf pays reconnaissent légalement la notion non binaire de genre et donnent un statut légal aux citoyens qui n’entrent pas dans les catégories de sexe masculin ou féminin.

Le Canada et l’Ontario ne sont pas non plus exempts de lois discriminatoires.
 
Par exemple, pourquoi les travailleurs des établissements correctionnels pour jeunes et des services résidentiels ne sont-ils pas couverts par la CSPAAT? Pourquoi seuls certains travailleurs de première ligne occupant des emplois dangereux ont-ils droit au traitement contre l’ÉSPT? 
 
Et une loi qui vise à réduire la discrimination ne suffit pas. Une telle loi doit être mise en vigueur. Par exemple, l’Ontario a maintenant une loi sur l’équité salariale, mais de nombreux employeurs ne sont pas obligés de la respecter.
 
Vous pouvez compter sur le SEFPO. Nous continuerons de lutter contre les lois discriminatoires et pour l’application des lois destinées à mettre fin à la discrimination.
 
Nous avons participé à la lutte contre la loi qui empêchait les travailleurs de soutien à temps partiel des collèges d’adhérer à un syndicat. 
 
Et nous continuerons de gagner contre toutes les autres lois discriminatoires qui empêchent l’Ontario d’avancer.

En solidarité,

Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO
Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier du SEFPO