Tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines

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Le samedi 6 février marque la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines des Nations Unies. On estime que plus de 200 millions de femmes et de filles actuellement en vie ont subi des mutilations génitales et que 68 millions d’autres courent le risque de tomber victimes de telles interventions au cours des dix prochaines années.

La mutilation génitale féminine est la pratique qui consiste à modifier les organes génitaux d’une femme à des fins multiples, dont le mariage d’enfants, l’asservissement de la sexualité, une garantie de chasteté et la conservation d’un certain statut dans certaines communautés. Ces mutilations visent fréquemment les jeunes filles, mais aussi des fillettes aussi jeunes que cinq ans. Les résultats comprennent hémorragies graves, kystes, infections, infertilité, ainsi que complications à l’accouchement et risque accru de décès des nouveau-nés.

Bien que la pratique des mutilations génitales féminines soit reconnue au plan international comme une violation des droits des femmes et des filles et comme une forme de discrimination, on la signale dans la plupart des pays du monde.

« Compte tenu des risques sur la santé et la sécurité des filles et des femmes, nous devrions en faire plus pour soutenir l’initiative de tolérance zéro », a déclaré Dianne Clarabut, présidente du Comité provincial des femmes de l’OPSEU/SEFPO (CPF). « Les mutilations génitales féminines sont considérées illégales, et pourtant on les pratique encore à un rythme alarmant. »

Les mutilations génitales féminines illustrent les inégalités profondes qui existent encore entre les sexes et violent les droits à la santé, à la sécurité, à l’intégrité physique, ainsi que le droit d’être exempt de torture et de traitements cruels et inhumains.

Le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a déclaré qu’il est important que tout le monde s’élève contre cette pratique inhumaine.

« Si nous levons tous et toutes la voix contre la pratique des mutilations génitales féminines, alors le monde n’aura d’autre choix que d’en prendre conscience et, plus important encore, de passer à l’action », a déclaré M. Thomas.

De nombreux pays se battent pour éliminer la pratique des mutilations génitales féminines. En Éthiopie, des groupes de pères travaillent ensemble pour protéger leurs filles contre cette pratique et sensibilisent leurs communautés pour les encourager à faire la même chose.

Le premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, croit fermement que cette oppression ne peut être tolérée.

« C’est en présentant un front uni que nous pourrons contribuer à l’élimination de tels actes de misogynie », a déclaré M. Almeida. « Nous ne pouvons pas permettre que la violence sexiste continue d’exister. Nous devons agir. »

Pour plus d’information sur la mutilation génitale féminine, consultez les liens suivants :

Organisation mondiale de la santé

UNICEF

Nations Unies :

https://www.unfpa.org/fr/une-partie-de-moi

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