Avis

Le président Thomas et le personnel scolaire des collèges ont écrit à la ministre et Collèges Ontario pour leur faire part de leurs inquiétudes au sujet de la politique sur la liberté d'expression

Date de publication

Le jeudi 13 décembre 2018, 12 h 00

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, et RM Kennedy, président de l’Exécutif divisionnaire du personnel scolaire des collèges, ont envoyé la lettre suivante à Merillee Fullerton, ministre de la Formation et des Collèges et Universités, et à Linda Franklin, présidente-directrice générale, après avoir appris que Collèges Ontario a élaboré une politique sur la liberté d’expression sans consulter le personnel de première ligne. 

Le 12 décembre 2018

L'honorable Merrilee Fullerton
Ministre de la Formation et des Collèges et Universités 
Édifice Mowat
3e étage, 900, rue Centre
Toronto, ON   M7A 1L2

Madame Linda Franklin
Présidente-directrice générale de Collèges Ontario
20, rue Bay, bureau 1600
Toronto (Ontario) M5J 2N8

Objet : La politique sur la liberté d’expression doit faire l’objet d’une consultation avec le personnel scolaire des collèges

Madame la Ministre et Madame Franklin,

Nous avons appris avec inquiétude que vous aviez élaboré une politique sur la liberté d’expression dans les collèges sans même consulter le personnel scolaire. Nous savons aujourd’hui que vous avez discrètement mis sur pied un groupe de travail stratégique composé de 12 administrateurs collégiaux et d’un étudiant, mais d’aucun membre du personnel scolaire. Nous appelons Collèges Ontario à suspendre ce processus, à nommer des membres du personnel scolaire au sein du groupe de travail et à entamer immédiatement une vaste consultation auprès des étudiants, du personnel scolaire et d’autre personnel.

Le personnel scolaire est en première ligne pour soutenir et défendre les principes de la liberté académique et de la liberté d’expression sur les campus des collèges ontariens. Ainsi, en tenant des intervenants clés à l’écart du processus, les collèges témoignent d’un manque de respect envers la liberté d’expression.

Il est curieux que Collèges Ontario tente d’imposer une politique sur la liberté d’expression sans aucun examen ni débat public. Cette mesure nuit à la crédibilité des collèges et souligne la nécessité d’établir une gouvernance collégiale. Les collèges de l’Ontario ont, en effet, besoin d’un solide cadre de gouvernance collégiale au sein duquel le personnel scolaire et les étudiants occuperaient une place centrale dans le processus décisionnel collégial.

Le gouvernement Ford a pour intention de faire taire les critiques, au lieu de s’employer à faire des collèges de l’Ontario des établissements d’envergure mondiale, propices à l’innovation, au débat et à la réflexion. Les « normes minimales » énoncées par M. Ford concernant les politiques sur la liberté d’expression comprennent l’objectif d’empêcher les manifestations sur les campus.

Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et laisser les étudiants et le personnel scolaire devenir la cible de la répression de M. Ford à l’encontre des collèges ontariens. Une transparence totale s’impose et tous les intervenants clés doivent se mobiliser, et ce, immédiatement.

Nous attendons une réponse de votre part dans les meilleurs délais concernant les mesures que vous comptez prendre au sujet de cette question urgente.

Nous vous prions d’agréer, Mesdames, nos salutations les plus cordiales.

Warren (Smokey) Thomas, président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario
RM Kennedy, président de la Division du personnel scolaire des collèges (SEFPO)

   c. c.  Don Lovisa, président du Comité des présidents de Collèges Ontario