On a célébré la francophonie à la Conférence francophone

Le mercredi 26 juin 2019, 10 h 45

Francophone Conference celebrates la francophonie

Animés par le désir d’engager des changements positifs dans leur section locale, milieu de travail et communauté, des membres du SEFPO étaient réunis à Ottawa, du 14 au 16 juin, à l’occasion de la troisième Conférence francophone biennale, qui était organisée par le Comité provincial des francophones (CPFr) du SEFPO.

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a donné le coup d’envoi de la conférence – intitulée « Bâtir sur notre héritage : patrimoine, éducation et culture » – et a prononcé le discours-programme à l'historique Hôtel Lord Elgin, situé à Ottawa sur le territoire ancestral, traditionnel et non cédé du peuple Anishinabe (Algonquin).  

« Dans le cadre de l’ensemble du mouvement syndical, nous devons travailler pour protéger et améliorer les services en français et tous les services publics dont ont besoin les personnes les plus vulnérables, en particulier celles qui sont arrivées récemment », a déclaré le président Thomas, qui a applaudi l'engagement du Comité provincial des francophones pour repousser les limites quand il s’agit de protéger et renforcer les services en français au sein du syndicat et de la communauté.

Le président Thomas a souligné l'évolution démographique de la communauté francophone en Ontario dont bon nombre de ses nouveaux membres parlent le français comme langue première et viennent de diverses régions du monde, comme l'Afrique. 

La conférence a commencé le vendredi soir par une cérémonie de purification et un enseignement traditionnel sous la direction de Mance Granberg, un Abénaquis de la bande des Cowasucks du peuple des Pennacooks et membre du Cercle des Autochtones du SEFPO (Région 4).

Daniel Richer, conteur et crieur public abénaquis était également présent pour ouvrir la conférence. Il a raconté des histoires pour souligner le respect et l'harmonie entre toutes les choses vivantes et montrer comment chaque être humain, aux quatre coins de la planète, fait partie du cercle sacré de la vie. La soirée s'est terminée par une présentation de Karolyne Pickett, une cinéaste franco-ontarienne du sud de l'Ontario.   

Le samedi, Pierre Riopel, ancien professeur au Collège Boréal qui est aujourd’hui à la retraite, a parlé de l'histoire du drapeau franco-ontarien. 

Il y a eu ensuite une table ronde sur l’importance de l'éducation pour non seulement préserver la culture francophone, mais également la promouvoir. La table ronde était animée par les panélistes suivantes : Dyane Adam, présidente du Conseil de gouvernance de l’Université de l'Ontario français; Catherine Gagné, enseignante au secondaire et membre de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO); et Suzanne Rondeau, enseignante au primaire et présidente de l’Unité 57 de l’AEFO. 

Une discussion tout à fait opportune compte tenu des coupes récentes imposées par le gouvernement Ford dans les services en français de la province, y compris l'élimination de la toute première université autonome de langue française.

Samedi soir, les participants à la conférence ont soupé ensemble et assisté au spectacle du chanteur acadien Wilfred LeBouthillier, gagnant de Star Académie, un concours de chant organisé au Québec. 

Le dimanche, Paul Roux, célèbre artiste, illustrateur et auteur de bande dessinée en français, a parlé de l'importance de la bande dessinée dans la culture francophone.  

L'artiste franco-ontarien Stef Paquette a clôturé la conférence dans la bonne humeur, en musique et avec des sketches comiques. Artiste remarquable sur scène, Stef Paquette, qui est doté d’un sens de l'humour pétillant, a sillonné tout le Canada avec sa guitare et son harmonica et joué dans d'innombrables festivals, concerts et écoles.

En plus des discours et présentations, deux ateliers étaient également au programme de la conférence. Dans le premier atelier, les participants ont eu l’occasion de se familiariser avec le processus de règlement des griefs. Lors du second atelier, ils ont créé une bande dessinée de quelques cases illustrant l’importance de la BD dans la culture francophone.  

Pour la première fois, des membres non francophones étaient invités à participer à la conférence, avec traduction simultanée pour celles et ceux qui en avaient besoin. 

Véritable célébration de la langue et culture française à une époque où les idéologies protectionnistes et de division dominent les conversations, la Conférence francophone a réussi à créer un espace de solidarité.  

Dans le respect de la diversité culturelle et linguistique, les membres francophones du SEFPO ont ouvert la voie.