Communiqué de presse
Communiqué de presse

Cessez d'avoir recours à la police afin d’empêcher le SEFPO d’organiser les employés de l'entrepôt de cannabis

Date de publication

Le mardi 8 Janvier 2019, 06 h 00

Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, exhorte le gouvernement Ford de cesser d'avoir recours à la police pour décourager les travailleurs de l'entrepôt de cannabis, qui est exploité par le secteur privé, de se syndiquer.

« Faire intervenir des agents de la Police régionale de Halton afin d'empêcher le SEFPO de parler à ces travailleurs est non seulement un gaspillage scandaleux des ressources policières, mais également une violation du droit des travailleurs de s'affilier à un syndicat », a déclaré le président Thomas.

« Il ne s’agit pas d’un problème de sécurité. Notre personnel a le droit d'être là. »

La police de Halton a interrogé un organisateur du SEFPO qui travaillait à la campagne de syndicalisation à l'entrepôt privé situé à 2670, promenade Plymouth, à Oakville. Le gouvernement Ford a refusé de donner au public les détails de son contrat avec Domain Logistics malgré le fait que le SEFPO, les médias et l'opposition néo-démocrate aient demandé à maintes reprises au gouvernement de rendre public cette information de base.

Le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, a indiqué que le SEFPO représente environ 8 500 travailleuses et travailleurs à la Régie des alcools de l'Ontario (LCBO) et a le droit légal d'organiser les travailleurs qui souhaitent adhérer à un syndicat.

« Cela me dépasse qu’on utilise des agents de police de première ligne de façon inappropriée pour empêcher un syndicat de faire valoir son droit légal d’organiser des travailleurs », a expliqué Eduardo (Eddy) Almeida. « En tant qu'agent correctionnel assermenté pour faire respecter la loi, je connais mieux que quiconque la chaîne de commandement du système de justice pénale. Un agent de police accomplit le travail qu’on lui a assigné. »

« De plus, étant donné le niveau de violence actuel liée aux armes à feu et aux gangs, la police a sûrement mieux à faire. M. Ford devrait avoir honte. Lui et son gouvernement devraient cesser leurs tactiques d’intimidation. »

Le président Thomas a souligné le fait que l’organisation des travailleurs est protégée en vertu de la Charte au chapitre de la liberté d'association.

« Le premier ministre a déjà menacé en paroles de violer les droits garantis par la Charte dans le passé; maintenant il joue les matamores en ordonnant un interrogatoire de police », a conclu le président Thomas.

« Organiser des travailleurs n'est pas une activité suspecte, il s’agit d’un droit constitutionnel qui est garanti aux travailleurs. Je demande au premier ministre et à son gouvernement d’arrêter. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931