Communiqué de presse
Communiqué de presse

Déclaration du président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, au sujet de la présentation du projet de loi sur la rémunération dans le secteur public

Date de publication

Le mercredi 5 juin 2019, 16 h 45

Le projet de loi visant à plafonner les accords salariaux, qui a été présenté aujourd'hui, montre que le premier ministre Doug Ford n'a aucun respect pour la primauté du droit ni pour le droit à une négociation collective équitable.

Ce projet de loi n'a rien à voir avec les finances de l'Ontario. Il a tout à voir avec la décision irresponsable de monsieur Ford d’autoriser la vente de bière et de vin dans les dépanneurs.

Le premier ministre prend de l'argent des poches des travailleurs de première ligne pour payer la facture probable d'un milliard de dollars relative à sa décision de résilier le contrat avec The Beer Store.

En présentant ce projet de loi, il manque totalement de respect envers les travailleurs de première ligne qui méritent mieux. Le SEFPO utilisera tous les moyens à sa disposition, juridiques ou autres, pour tenir en échec cette méthode dictatoriale.

Le premier ministre Ford n'a même pas eu le courage d’annoncer la nouvelle en personne aux travailleurs de première ligne, préférant demander à l'une de ses marionnettes, Peter Bethlenfalvy, de réciter un discours que ce dernier a eu beaucoup de mal à prononcer. 

Il n'est pas étonnant que monsieur Ford se comporte comme un « pourfendeur de la primauté du droit » étant donné ses antécédents qui montrent son peu de respect envers les personnes qui ont recours aux tribunaux pour obtenir réparation et faire appliquer la loi. Il suffit de demander à sa belle-sœur qui a intenté une poursuite contre lui afin d’avoir accès à la succession de son défunt mari, Rob Ford.

L'Ontario se classe au dernier rang en ce qui concerne les dépenses par habitant dans les services publics, qui baissent plus rapidement que la popularité de ce gouvernement.

Les dépenses ne sont pas le problème. Il s’agit d’un problème de revenus, mais Doug Ford s’obstine à vouloir donner 3,8 milliards de dollars à ses riches amis et à gaspiller des millions de dollars pour des copains tels que Ken Hughes qui n’apportent rien à l’Ontario alors qu’ils sont payés grassement avec l’argent des contribuables.