Communiqué de presse
Communiqué de presse

Ministres haut placés responsables de l'attaque à Waypoint

Date de publication

Le mercredi 6 avril 2016, 13 h 45

Toronto – Deux ministres haut placés en Ontario doivent assumer la responsabilité d’une violente attaque au Centre de santé mentale Waypoint, à Penetanguishine, dans laquelle quatre membres du personnel ont été grièvement blessés, a déclaré le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario.

« Le Centre Waypoint est un établissement dangereux pour le personnel comme pour les clients », a ajouté Warren (Smokey) Thomas. « Je l’avais dit à l’ancienne ministre de la Santé, Deb Matthews, et je l’ai dit au ministre de la Santé actuel, Eric Hoskins. Nous les avions avertis et c’est pourquoi ils sont responsables de ce qui s'est passé hier. »

Mardi dernier, une infirmière autorisée a été attaquée et poignardée dans le dos par un client armé de deux tournevis. Elle a subi plusieurs blessures et a perdu connaissance pendant l'attaque. Sa vie a été sauvée grâce à l’intervention de l’infirmier gestionnaire. Il a lui aussi été poignardé et s'est fait casser le nez. Le client n’a pu être stoppé qu’avec l’aide de deux autres membres du personnel, qui ont eux aussi été blessés.

« Je ne compte plus le nombre de fois que moi-même ou mon syndicat avons exprimé nos craintes au sujet de la sécurité au Centre Waypoint », a encore dit Monsieur Thomas. « Les journaux de Toronto ont largement couvert le sujet. Les ministres savaient que des vies étaient en danger, et ils n’ont rien fait. Que vont-ils faire maintenant? C’est ce que je leur demande! »

« Ces travailleurs auraient pu être tués. Faudra-t-il qu’une personne meure pour changer les choses à Waypoint? »

Selon Monsieur Thomas, le modèle de soins d’hôpital général utilisé à Waypoint est « totalement inapproprié » pour les clients qu’on y héberge, tous ayant été désignés non responsables criminellement par les tribunaux.

« Le personnel à Waypoint travaille dur; on parle ici de professionnels dévoués qui donnent des soins de santé mentale dans des conditions extrêmes », a-t-il encore dit. « Nous devons revenir à un modèle de sécurité des soins, où la sécurité des clients et du personnel est au cœur des préoccupations plutôt qu’une préoccupation secondaire. »

« Mon syndicat n’aura de repos qu’une fois que cela sera accompli. »

Pour plus d'information : Warren (Smokey) Thomas
613-329-1931