Communiqué de presse
Communiqué de presse

La campagne sur l'ÉSPT ne s’arrête pas avec le projet de loi 163

Date de publication

Le mardi 5 avril 2016, 15 h 45

Toronto – La campagne syndicale visant à protéger les travailleurs qui souffrent d'un état de stress post-traumatique (ÉSPT) ne s’arrête pas avec l’adoption de la Loi d'appui aux premiers intervenants de l'Ontario, nous dit le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario.

« Le projet de loi 163 est une mesure législative importante, et nous l’appuyons », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Cette nouvelle loi fait en sorte que des milliers de travailleurs aient accès aux prestations et traitements dont ils pourraient avoir besoin. Ceci dit, elle omet de reconnaître que tous les travailleurs puissent se trouver face à des situations traumatisantes et bouleversantes dans le cadre de leur travail.

« Ainsi, nous continuerons de faire pression sur la province afin qu’elle suive l’exemple du Manitoba, pour que tous les travailleurs de première ligne soient couverts par le prochain acte législatif. »

Le projet de loi 163, qui a été adopté en troisième lecture aujourd'hui à Queen’s Park, permet d’assumer que tout diagnostic d'ÉSPT que pourrait recevoir un technicien ambulancier, un pompier ou un enquêteur d’incendies, un policier, un agent de correction ou un répartiteur est le résultat de son travail. La personne n’a désormais plus besoin de prouver que son diagnostic est dû à son travail, elle a davantage d’options de traitement et elle peut recevoir les prestations de la CSPAAT prévues pour les personnes souffrant d’un ÉSPT.

« Les travailleurs de nombreuses professions font face à des traumatismes au travail », a ajouté Monsieur Thomas. « Par exemple, bon nombre des travailleurs des dix principales professions confrontées à la violence au travail se trouvent dans le secteur de la santé; nous songeons ici, par exemple, aux infirmières autorisées et aux infirmières auxiliaires autorisées. De même, les préposés à la protection de l'enfance, les agents de probation et de libération conditionnelle, les huissiers provinciaux et d’autres sont plus susceptibles de souffrir d’un ÉSPT que le travailleur moyen. »

Monsieur Thomas s’est dit déçu que le projet de loi 163 n’ait pas été amendé à l’étape du comité pour inclure tous les travailleurs.

« Devant le Comité permanent sur les politiques sociales, des membres du SEFPO ont raconté des histoires à fendre le cœur au sujet de l'ÉSPT », a-t-il ajouté. « Nous continuerons de les raconter, et ce, jusqu’à ce que tous les travailleurs souffrant d’un ÉSPT puissent accéder au soutien dont ils ont besoin. »

Pour plus d'information : Warren (Smokey) Thomas
613-329-1931

Visitez la page du SEFPO sur la prise de mesures pour mettre fin à l'ÉSPT