Communiqué de presse
Communiqué de presse

La politique des collèges sur la liberté d’expression est aux antipodes de la liberté, selon le président du SEFPO

Date de publication

Le lundi 17 décembre 2018, 16 h 30

Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, est déçu par la nouvelle politique sur la liberté d’expression qui sera mise en œuvre dans les 24 collèges de l’Ontario le 1er janvier.

« Cette prétendue politique sur la liberté d’expression est aux antipodes de la liberté », a expliqué le président Thomas. « Il serait plus juste de parler d’une politique de bâillonnement. »

Le groupe représentant les collèges a annoncé cette politique lundi au nom des 24 présidents de collège. Pour le président Thomas, il ne fait aucun doute que le gouvernement Ford tire les ficelles en coulisse.

« Ce n’est que le dernier exemple en date de la mise à mal des droits démocratiques de la population ontarienne par le gouvernement Ford », a estimé le président Thomas.

RM Kennedy, président de la Division du personnel scolaire des collèges (SEFPO), a souligné que seul un membre d’une organisation étudiante avait été consulté lors de l’élaboration de cette politique, tandis qu’aucun membre du personnel scolaire n’avait eu la possibilité d’apporter sa contribution.

« Cette politique profondément antidémocratique a été élaborée par les collèges en se conformant exactement aux exigences du gouvernement. Il ne s’agit pas d’une directive sur la liberté d’expression; il s’agit d’un décret anti-protestation qui va avoir un effet paralysant sur l’ensemble du système des collèges et au-delà. »

« Cette politique autorise les administrateurs des collèges à décider à quel endroit et à quel moment les étudiants, le personnel scolaire et les autres intervenants peuvent protester sur les campus. Il s’agit d’un signal d’alarme pour tous les défenseurs de la démocratie. »

Le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, a indiqué qu’il était très inquiet du fait de la limitation de la liberté de réunion qui est au cœur du mouvement syndical.

« Cette politique est totalement aberrante pour de nombreuses raisons. Si vous limitez la protestation, vous mettez à mal le droit de réunion. Doug Ford a imposé cette politique à nos collèges, et nous savons jusqu’où il est prêt à aller pour s’assurer qu’il obtient ce qu’il veut. »

Le président Thomas a déclaré que Collèges Ontario devait revoir sa copie, et que le gouvernement devait accorder plus de temps et de souplesse pour parvenir à une politique sensée sur la liberté d’expression. « Doug Ford adopte une attitude simpliste, obstinée et punitive, une fois de plus. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613 329-1931; RM Kennedy, 416 346-8382