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Le féminisme est bien vivant! Conférence des femmes 2015 du SEFPO

Date de publication

Le mercredi 27 Janvier 2016, 10 h 30

Le Comité provincial des femmes du SEFPO a tenu sa Conférence des femmes 2015, Le féminisme est bien vivant! du 6 au 8 novembre 2015 au centre ville de Toronto. La conférence avait pour objectif d'éduquer et de sensibiliser le public sur la façon dont les femmes peuvent militer à une époque de ressac contre le féminisme et dans la lutte pour aider les femmes à reprendre possession de leur vie.

Résumé de la conférence

« Vraiment impressionnée par le SEFPO qui fait la place à ces discussions importantes. » (traduction libre) - Krystyn Wong Tam, conseillère municipale à Toronto, quartier 27, Toronto Centre-Rosedale

« De toute ma vie professionnelle, ce fut une des meilleures conférences à laquelle j’aie assisté. J’en ai tellement appris sur les problèmes touchant les femmes autochtones, les travailleuses du sexe, l’équité salariale, les femmes et les syndicats. » (traduction libre) - Participante à la conférence

« Le féminisme évoque un des mouvements parmi les plus puissants au monde. On voit dans la salle de nombreux slogans et idées qui ont su nous inspirer et nous émouvoir. Ils démontrent qu’il existe de nombreuses façons de penser, comprendre et adopter le féminisme. » (traduction libre) - Shana Shipperbottom et Janet Heyman, co-présidentes de la conférence

Les co-présidentes de la conférence ont ouvert avec le mot féminisme, ainsi qu’avec un grand nombre des slogans et idées popularisés par le mouvement féministe.

  • L’aspect personnel est politique
  • Mon corps, mon choix!
  • Femmes unies! La rue, la nuit, les femmes sans peur!

Ces mots et slogans nous ont non seulement toutes inspirées, mais ils ont également incité le Comité provincial des femmes à examiner le pouvoir du féminisme dans le développement et la planification de la conférence.

Téléchargez le discours inaugural (en anglais) des co-présidentes :
Discours inaugural : Shana Shipperbottom et Janet Heyman
Les objectifs du groupe

Le premier jour, Feminism Present and Future (Le féminisme, présent et futur), nous avons partagé les histoires, stratégies et analyses de quatre femmes remarquables, Septembre Anderson, Heather Jarvis, Farrah Khan et Naomi Sayers.

Septembre Anderson a insisté sur le fait que nous devons transformer la « culture du viol » en une « culture du consentement ». Voici un extrait de sa présentation :

« La culture du viol est une culture qui minimise la violence faite aux femmes. Songez-y, songez au harcèlement public qui se produit chaque jour. Je me suis fait sifflée par des hommes et même

par des femmes au beau milieu de la journée. Certains m’ont fait des remarques du type « Joli derrière! ». Je me suis sentie humiliée, attaquée, objectifiée, réduite à un morceau de viande. Un homme m’a suivie jusque chez moi un jour alors que j’étais avec mon enfant! Pouvez-vous y croire!! Suivie jusque chez moi, l’endroit où je suis sensée me sentir en sécurité. Et le pire, c’est que les gens essayaient de minimiser la gravité de la situation. On me disait, « Il t’a trouvée mignonne » ou « Il voulait juste faire ta connaissance ». (traduction libre)

Les panélistes ont discuté des diverses définitions du mot viol et de la culture du consentement, ainsi que de la responsabilité que nous devons tous et toutes assumer pour mettre fin à la violence faite aux femmes.
Pour en savoir plus sur la transformation de la culture du viol, cliquez ici (en anglais).

Heather Jarvis, une des co-fondatrices de SlutWalk, a expliqué que le mouvement était sorti à une époque où les femmes se sentaient frustrées par la façon dont on a tendance à accuser les victimes et à les stigmatiser, c’est-à-dire, par la façon dont on jugeait les femmes en raison de leur sexualité et de leur manière de s’habiller. Pour en savoir plus sur SlutWalk, visitez http://www.slutwalktoronto.com/about/faqs.
Pour télécharger les diapos de la conférence de Heather, cliquez ici.

Farrah Khan a mis l'accent sur une discussion récente et troublante pendant la campagne électorale fédérale sur le droit des femmes musulmanes de porter ce qu’elles veulent. Au début du mois d’octobre dernier, Monsieur Harper et d’autres éminents conservateurs avaient déclaré appuyer une interdition du port du niqab, sous prétexte que c’est ainsi que nous faisons les choses ici. Il avait auparavant déclaré qu'autoriser les femmes à porter le voile pendant la cérémonie de citoyenneté est « contraire aux valeurs canadiennes » vu que le voile n'est pas transparent, .. . n’est pas ouvert et.. . . prend sa source dans une culture misogyne. »
Pour en savoir plus sur le débat du niqab, cliquez ici.

Madame Khan a également parlé du projet de loi S7 : la Loi sur la tolérance zéro face aux pratiques culturelles barbares. Madame Khan a fait remarquer que le projet de loi se basait sur le stéréotype qui dit que certaines cultures sont « barbares » et que leurs femmes ont besoin d'être sauvées. Le projet de loi S-7 dit viser à protéger les femmes contre la violence, mais il crée un autre obstacle institutionnel, lequel empêche les communautés marginalisées de signaler la violence et d’accéder au soutien dont elles ont besoin.
Pour plus d’information sur le projet de loi S7, cliquez ici.

Naomi Sayers a parlé des droits des travailleuses du sexe et de leur désir de bénéficier de salaires et de conditions de travail décents. Selon la condition juridique de la femme en Alberta, en vertu des amendements au Code criminel, en 1908, puis en 1921, n’importe qui peut être trouvé coupable d’une infraction punissable là où : « ...une personne tenant une maison, une tente ou un wigwam, permet ou souffre qu’une femme sauvage vienne dans cette maison ou l’habite avec l’intention de s’y prostituer. » (traduction libre) Cette rhétorique coloniale est reflétée dans les récents amendements législatifs. Le projet de loi C-36, communément appelé Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d'exploitation, renforce les politiques très coloniales promulguées des dizaines d’années avant cela. Pour plus d’information sur le besoin de décriminaliser la prostitution, cliquez ici.
Pour plus d’information sur le besoin de décriminaliser la prostitution, cliquez ici.
Pour télécharger les diapos de la conférence de Naomi, cliquez ici.

Passer à l'action

Projet de loi S7 :  La Loi sur la tolérance zéro face aux pratiques culturelles barbares

Nous estimons qu’alors que le projet de loi S-7 vise à protéger les femmes contre la violence, il crée un autre obstacle institutionnel, lequel empêche les communautés marginalisées de signaler la violence et d’accéder au soutien dont elles ont besoin.
Téléchargez notre lettre sur le projet de loi S7 ici.

Décriminaliser le travail du sexe

Nous réclamons des mesures immédiates pour répondre aux réalités et préoccupations liées à la violence faite aux femmes et filles autochtones et aux méfaits engendrés par la criminalisation des communautés autochtones, et plus particulièrement la criminalisation du travail du sexe.
Téléchargez notre lettre à l’Honorable Jody Wilson-Raybould ici.

Écart salarial entre les sexes

Le Comité provincial des femmes vous demande instamment de raconter votre histoire en ce qui concerne l’inégalité des salaires entre les sexes et la discrimination au travail. Avez-vous déjà travaillé pour le salaire minimum, dans un emploi à temps partiel, occasionnel ou précaire? Avez-vous déjà été au chômage ou perdu un emploi? Avez-vous déjà travaillé de longues heures à fournir des soins ou à enseigner, ou dans un emploi considéré « féminin »? Avez-vous été victime d’inégalité salariale quand vous étiez jeune femme ou maman? Avez-vous été victime de discrimination salariale à titre de femme racialisée, autochtone, handicapée, plus âgée ou LGBTTIAHQB? Agissez en racontant votre histoire :

Lisez ici le mémoire du SEFPO adressé au Comité directeur de la Stratégie pour l’équité salariale entre les sexes.

Ressources de la conférence

Vous trouverez ci-dessous une liste des vidéos visionnées dans le cadre des ateliers de la conférence :

 

Écart salarial entre les sexes

 

Sexisme dans les compagnies aériennes et ce qui arrivait aux femmes après l'âge de 32 ans:


 

Une femme découvre l'écart salarial entre les sexes :


 

Travail du sexe

La nouvelle époque du travail du sexe :


 

Maggie de Vries parle du parapluie rouge (Red Umbrella) et du pouvoir du mouvement des travailleuses du sexe :


 

Mentorat et être une alliée

5 conseils pour devenir une alliée :


 

Lori Hunt parle du pouvoir du mentorat :


 

Vidéo de la conférence

FichierThe F word - Reclaiming feminism

Programmes de la conférence

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