Communiqué de presse
Communiqué de presse

Le gouvernement aux antipodes de la crise correctionnelle

Date de publication

Le vendredi 19 Janvier 2018, 17 h 00

Toronto – Le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) s’est dit profondément déçu par le courriel standard utilisé par certains députés libéraux pour répondre à la campagne syndicale sur la crise au sein du système correctionnel de l’Ontario.

« C’est très décourageant de voir des députés provinciaux essayer de nier la crise au sein de notre système correctionnel », a déclaré Chris Jackel, président de l’équipe de négociation pour l’Unité de négociation des Services correctionnels. « Ça montre à quel point le gouvernement est déconnecté de la réalité dans les Services correctionnels. »

Ces derniers jours, quelques députés libéraux ont envoyé une réponse commune consistant de matériel recueilli à divers endroits au sein du ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels et du ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse, tous deux responsables du système correctionnel.

« Ces messages sont hautement politisés », a expliqué Monsieur Jackel. « C’est le genre de non-réponse que les politiciens utilisent pendant la Période des questions pour éviter d’avoir à répondre à des questions difficiles. Lorsqu’on les utilise pour répondre aux préoccupations réelles des travailleurs, ils font l’effet d’une gifle en plein visage. »

Comme exemple, Monsieur Jackel a pris l’argument du gouvernement, qui dit que les rues de l’Ontario n’ont jamais été plus sécuritaires. Monsieur Jackel dit que cet argument est absurde. Il a souligné qu’une enquête de Global News  a révélé que le gouvernement ne fait aucun contrôle de conformité pour les 50 000 délinquants, y compris des délinquants sexuels, qui vivent parmi nous. De plus, l’Ontario a le taux de récidive le plus élevé du pays.

« Nous avons désespérément besoin d’agents de probation et de libération conditionnelle dotés de pouvoirs en matière de conformité », a encore dit Monsieur Jackel. « En attendant, nos rues ne sont pas sécuritaires – pas dans un monde réel. »

La pénurie grave et chronique d’agents correctionnels s’occupant de la surveillance dans nos prisons surpeuplées contribue à mettre en danger les communautés de l’Ontario.

« Le gouvernement se vante de son engagement à embaucher 2 000 nouveaux agents correctionnels », a dit Monsieur Jackel. « En fait, seuls 1 600 ont été embauchés, et ce sont des agents à temps partiel, embauchés dans le but principal de remplacer les agents correctionnels à temps plein qui sont en congé autorisé. Encore une fois, dans le monde réel, ça représente une augmentation de zéro employé. »

« Les déclarations des récents ministres des Services correctionnels m’ont porté à croire que le gouvernement avait enfin pris conscience de la crise correctionnelle », a déclaré Warren (Smokey) Thomas, le président du SEFPO. « Ce genre de jeu stupide est tout simplement contre-productif. J’espère qu’ils adopteront une approche plus sérieuse face aux négociations avec notre équipe de négociation des Services correctionnels, qui fait tout son possible pour mettre fin à la crise correctionnelle. »

Pour plus d’information : Chris Jackel, 1-800-268-7376, poste 7415