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Le SEFPO célèbre le centenaire de la grève générale de Winnipeg

Date de publication

Le mardi 14 mai 2019, 11 h 45

Le 15 mai 1919, qui marque le déclenchement de la grève générale de Winnipeg, est un jour historique pour le mouvement syndical du Canada.

Ce 15 mai 1919, après la rupture des négociations entre les travailleurs et les patrons des secteurs de la métallurgie et de la construction, le conseil du travail lance un ordre de grève générale.

En quelques heures, quelque 30 000 travailleurs posent leurs outils.

L’opposition à la grève, menée par le Citizens’ Committee, un groupe composé de membres de la bourgeoisie locale, s’organise rapidement.  Craignant que la grève se propage à d'autres secteurs du pays, le gouvernement fédéral réagit promptement et envoie des ministres à Winnipeg.

Le 17 juin, alors que le gouvernement fédéral a ordonné aux fonctionnaires de retourner au travail immédiatement sous peine de congédiement, 25 000 travailleurs en grève manifestent dans la rue. L’intervention de la GRC, qui a été appelée pour réprimer la manifestation par tous les moyens possibles, se termine dans le sang – et par le « samedi sanglant ».

Le gouvernement fédéral, ébranlé par la solidarité à l’égard des grévistes qui gagne tout le pays, demande au sénateur Gideon Robertson d’arbitrer le différend. Ce dernier règle le différend en faveur des grévistes, mettant fin à ce que nombre de gens considèrent comme la plus importante grève de l'histoire nord-américaine.

Fort de son nouveau pouvoir, le mouvement syndical s'unit et prend de l’essor. Bien que le sort en ait été déjà jeté, il faudra plus de trois décennies pour que les droits des syndicats soient enfin reconnus dans la législation fédérale.

De nos jours, nous avons le sentiment que les droits dont nous jouissons en tant que travailleurs sont acquis, mais nous devons être conscients du fait qu’il y a des forces puissantes qui continuent de s’attaquer à ces droits qui ont été durement acquis. En Ontario, Doug Ford et son gouvernement, avec leur programme de droite empreint d'austérité et de privatisation, mènent la charge.

Regardons 100 ans en arrière et mettons en lumière les victoires obtenues – à l’instar de la décision récente de la Cour suprême de 2015 qui affirme le droit constitutionnel de tous les travailleurs canadiens de se joindre à un syndicat et de négocier collectivement – et rappelons-nous que, si les gouvernements vont et viennent, le mouvement syndical continue son chemin.

En solidarité,
Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO
Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier du SEFPO