Communiqué de presse
Communiqué de presse

Le SEFPO rassemble les dirigeants municipaux pour se battre pour la vente publique du cannabis

Date de publication

Le mercredi 22 août 2018, 07 h 00

Ottawa – Le SEFPO assiste aujourd’hui au congrès annuel de l’Association des municipalités de l’Ontario (AMO), donnant à des centaines de politiciens et dirigeants municipaux l’occasion d’exiger de Doug Ford qu’il réexamine sa décision impulsive de distribuer le cannabis uniquement par l’intermédiaire de magasins privés à but lucratif.

« L’approche privée pour la vente de cannabis se transformera en véritable pétrin financier et de santé publique. Et notre apprenti premier ministre fait plus ou moins savoir aux dirigeants communautaires qu’ils devront se sortir de ce pétrin eux-mêmes », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas.

« Nous voyons déjà des dirigeants municipaux comme le maire d’Ottawa, Jim Watson, demander que le cannabis soit vendu dans des magasins publics », a encore dit M. Thomas. « Nous allons faire en sorte que le premier ministre entende les centaines d’autres dirigeants communautaires qui veulent que la vente du cannabis se fasse dans des magasins publics. »

Pendant et après la séance du congrès de l’AMO de ce matin intitulée « Cannabis et communautés », les militants du SEFPO distribueront une pétition et recueilleront la signature des dirigeants municipaux qui s’opposent au plan de M. Ford de vente privée du cannabis. Ils distribueront également une motion que les conseillers municipaux pourront utiliser pour exiger officiellement une option de vente publique du cannabis.

À l’instar des dirigeants municipaux, un certain nombre d’organisations de santé publique ont déjà indiqué qu’elles privilégient un système largement ou entièrement public de vente au détail du cannabis. Et maintenant, des experts en protection des renseignements personnels ajoutent leurs voix aux inquiétudes croissantes entourant le plan de M. Ford, suggérant que les acheteurs de cannabis hésiteront à partager leurs renseignements personnels en ligne et continueront plutôt de s’approvisionner sur le marché noir.

Pour de nombreux dirigeants municipaux, toutefois, le souci numéro un reste l’argent.

« La privatisation semble être une bonne solution pour le premier ministre parce qu’il n’aura pas à débourser d’argent pour ouvrir des magasins publics », a déclaré le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida. « Mais en tant que trésorier du SEFPO, je sais que rien n’est gratuit dans la vie. Quelqu’un devra assumer les coûts de la réglementation et de la mise en application pour les points de vente privés, et ce sont les municipalités qui finiront par devoir payer la note. »

Toutefois, M. Thomas est confiant que les dirigeants municipaux parviendront à convaincre le premier ministre de faire marche arrière.

« C’est un cas classique du novice qui vise après avoir tiré », a encore dit le président Thomas. « Notre apprenti premier ministre a commis une erreur énorme en refusant de consulter qui que ce soit d’autres que ses acolytes politiques avec un intérêt personnel au sein de l’industrie avant de décider que le cannabis ne serait vendu que dans des points de vente privés motivés par le profit. »

« Nous allons faire en sorte qu’il sache que les dirigeants communautaires de Kenora à Cornwall veulent qu’il corrige cette erreur, et qu’il la corrige maintenant. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931