Communiqué de presse
Communiqué de presse

Les distorsions du marché du travail de l'employeur exposées pendant les négociations

Date de publication

Le mardi 5 juin 2018, 12 h 30

Toronto – Négociant une nouvelle convention collective, l’équipe correctionnelle du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) s’est dite fâchée contre les négociateurs du ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, lesquels n’ont pas soumis de mémoire pendant la médiation.

« Le silence de l’employeur montre clairement son arrogance face aux travailleurs assidus des services correctionnels », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Le gouvernement fait en quelque sorte un pied de nez aux 8 000 travailleurs engagés à négocier sérieusement. »

Le gouvernement n’a pas voulu bouger en ce qui concerne les propositions monétaires présentées le 20 avril dernier. Vu l’impasse, l’équipe de négociation a présenté une demande de conciliation le 3 mai dernier. Durant la conciliation, le gouvernement a clairement indiqué qu’il n’avait aucune intention de négocier les articles monétaires, enclenchant une demande de médiation de l’équipe de négociation, laquelle a démarré aujourd’hui.

« Nous avons embauché un avocat spécialiste du domaine du travail pour nous aider à rédiger un mémoire exhaustif », a déclaré Chris Jackel, président de l’équipe de négociation des Services correctionnels. « Nous avons passé des heures à préparer les documents à l’appui de la médiation. L’employeur avait un mois pour faire son travail, mais il est arrivé les mains vides. Aucun document, pas de mémoire et pas de nouvelle offre.

« C'est extrêmement frustrant quand les deux parties s’entendent sur une date de médiation et que l’employeur arrive les mains vides », a poursuivi Monsieur Jackel. « Je dirais même plus, c'est insultant. C'est entièrement contraire aux belles paroles exprimées concernant l’appréciation du personnel correctionnel. S’il avait une once de respect pour nous, il serait arrivé prêt à négocier. Où est l’intégrité? »

« Ce dernier contretemps nous oblige à réévaluer notre position. »

Monsieur Thomas a conclu en disant que le gouvernement n'avait pas l’intention de faire quoi que ce soit pour corriger la crise dans les services correctionnels. « Il y a un mois, le gouvernement adoptait un projet de loi qui, selon lui, transformerait le système correctionnel ontarien », a-t-il fait remarquer. « Mais il n’y avait pas d'argent dans le budget pour cette transformation. Et maintenant, il confie son travail à un arbitre. »

« On nous a fait de nombreuses promesses pendant la campagne électorale, mais quelques jours avant le vote, des actions comme celle-ci nous font oublier toutes ces belles paroles. » Les Ontariens méritent bien mieux que ça. »

Pour plus d’information : Chris Jackel, cmjackel.corr.merc@gmail.com