Communiqué de presse
Communiqué de presse

M. Rossi doit démissionner après son tweet calomnieux célébrant les « un pour cent », selon le SEFPO

Date de publication

Le mercredi 2 Janvier 2019, 13 h 00

Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, demande la démission de Rocco Rossi de son poste de président de la Chambre de commerce de l'Ontario en raison de son tweet dans lequel il se moque des gens qui travaillent quotidiennement d’arrache-pied en Ontario.

La veille du Nouvel An, M. Rossi a publié les photos d’une bouteille de champagne et de canapés nappés de caviar, avec le tweet aberrant suivant : « Je célèbre le Nouvel An comme un vrai membre des un pour cent! Qu'ils mangent de la brioche :-) »

Après avoir déclenché un tollé retentissant, il a supprimé son tweet à la Trump et présenté des demi-excuses, ajoutant que ses commentaires étaient censés être « satiriques ».

« Des excuses – si on peut appeler ça des d’excuses – ne suffisent pas. Ce gros chat a dévoilé ses véritables couleurs », a déclaré le président Thomas. « Il a joué un rôle déterminant dans la décision du gouvernement Ford de geler le salaire minimum et d’éliminer les jours de congé de maladie rémunérés pour les travailleurs les moins bien payés et les employés les plus précaires de l’Ontario. Le tweet de Rossi est absolument honteux et on devrait lui montrer la porte. »

Se vanter de manger du caviar et de boire du champagne tout en insultant les travailleurs à faible revenu dépasse l’entendement, selon le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida. C'est du mépris, tout simplement.

« Je rencontre tous les jours des gens qui luttent quotidiennement pour joindre les deux bouts. Ils apportent une contribution essentielle à l'économie de l'Ontario et M. Rossi leur a flanqué une gifle en pleine figure », a-t-il ajouté.

« Il s’est associé à Ford afin de supprimer des aides essentielles qui auraient contribué à sortir les familles de la pauvreté, simplement pour que des PDG comme lui puissent toucher des bonus encore plus gros. »

Si le premier ministre Doug Ford est vraiment là « pour le peuple », il devrait condamner publiquement les propos de M. Rossi et s'asseoir avec le SEFPO pour mettre la province sur la bonne voie », a ajouté le président Thomas.

« Nous avons l'expertise et les connaissances pour mieux conseiller M. Ford que ne le fait M. Rossi, qui n'a manifestement aucune idée du rôle primordial que jouent les travailleurs de première ligne », a-t-il conclu. « Monsieur le premier ministre, il est temps de nous appeler ».

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931