Le SEFPO dans les nouvelles

Monsieur Bethlenfalvy se trompe en ce qui concerne la privatisation

Date de publication

Le lundi 13 mai 2019, 08 h 30

La lettre suivante du président Warren (Smokey) Thomas a été publiée dans le numéro du 11 mai du Toronto Star en réponse à un article d'opinion sur la privatisation du ministre du Conseil du Trésor, Peter Bethlenfalvy. 

Je suis déçu mais pas surpris de constater que Peter Bethlenfalvy soit devenu le tout dernier membre du club Ford d'auteurs de fictions.

Son article hystérique sur le ciel qui tombe sur la dette de la province, publié dans ce journal le 7 mai dernier, n'est qu'un autre exemple de la vague de faux reportages que nous pouvons lire depuis l'élection de ce gouvernement, il y a environ un an.

Personne n'a autant critiqué Kathleen Wynne que je ne l'ai fait. Tandis qu'elle ne parlait que du bout des lèvres de son statut socialo-progressite, elle a gaspillé des milliards de dollars sur des projets de privatisation boiteux et ratés.

Même si M. Ford est heureux de dénigrer les libéraux, il semble déterminé à emprunter le même itinéraire crevassé que Mme Wynne; en fait, il semble vouloir faire encore plus d'erreurs stupides qu'elle.

Il suffit de considérer les idées loufoques consistant à vendre bière et vin dans les commerces de proximité et à confier la vente de cannabis à des privés.

Madame Wynne a mis les pieds dans cette même mare, mais elle avait au moins compris que la LCBO met quelque 2 milliards de dollars par année dans les coffres provinciaux et fournit à l'Ontario un modèle de vente au détail responsable et très populaire auprès des consommateurs. Les revenus utilisés pour des services tels que la santé et l'éducation auraient augmenté avec la vente de cannabis, que les libéraux avaient confié à la LCBO.

Monsieur Ford vide les poches des Ontariens en retirant la vente du cannabis de la LCBO et en confiant une grosse part des recettes des ventes de bière et de vin au secteur privé.

Le problème numéro en ce qui concerne les finances de l'Ontario est le manque de recettes, et non pas l'excès de dépenses, comme M. Ford veut nous le faire croire.

L'Ontario dépense beaucoup moins par personne sur ses services publics que toute autre province au pays et c'est en partie dû au fait que les particuliers et les entreprises en Ontario paient moins d'impôts.

Le budget du mois dernier a promis 3,8 milliards de dollars de plus en réductions des impôts des sociétés.

Peter, vous devriez vous poser la question suivante, le peuple préférerait-il dépenser 3,8 milliards de dollars sur la santé et l'éducation ou à remplir les poches déjà bien rembourrées des Thomsons et Westons de ce monde?

Entre quelques députés provinciaux insignifiants qui montent la police contre des personnes âgées assez courageuses pour contester les coupures au niveau du financement des bibliothèques et M. Ford déterminé à faire de l'Ontario sa propre caverne personnelle, il n'est pas étonnant que les sondages d'opinion publique persistent à dire que le premier ministre entraîne la province sur la mauvaise voie.

Peter, vous écrivez que la dette gouvernementale est une question qui vous tient vraiment à coeur. Ce qui m'inquiète, c'est que vous et les politiques de votre gouvernement enfonciez un pieu dans le coeur même du « peuple » et de services publics qui lui appartiennent.

Warren (Smokey) Thomas