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Communiqué de presse

Thomas à Fedeli : « Il est temps de commencer à écouter le peuple! »

Date de publication

Le jeudi 8 novembre 2018, 12 h 15

Toronto – Dans une lettre ouverte à Vic Fedeli, le ministre des Finances de l’Ontario, le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a déclaré que le moment était venu d’écouter les Ontariens et de changer de cap.

Avec l’Énoncé économique de l’automne, qui devrait être rendu public la semaine prochaine, monsieur Thomas a dit que le SEFPO et les 155 000 travailleurs de première ligne qu’il représente ne resteront pas les bras croisés à attendre la prise de mesures drastiques et dangereuses devant être mises en œuvre dans le cadre d’un projet gouvernemental minable quelconque visant à s'attaquer au déficit de l’Ontario.

« Ils ont dressé un portrait sombre de la situation financière exprès », a déclaré M. Thomas. « Ça fait partie de leur stratégie de dire que le ciel nous tombe sur la tête; ça leur permet de justifier des intentions cachées de compressions drastiques et de privatisation dans le secteur public. Monsieur le ministre, nous ne resterons pas assis à rien faire en attendant les retombées. Nous sommes prêts à nous battre. »

Dans cette lettre, monsieur Thomas conteste la position du gouvernement qui dit que l’Ontario a un problème de dépenses et profite de l’occasion pour rappeler à monsieur Fedeli que l’Ontario est au nombre des provinces avec les plus faibles dépenses de programmes par habitant.

« Toutes les autres provinces font mieux que nous », a déclaré M. Thomas. « Nous sommes tout en bas de l’échelle en ce qui concerne le financement des services publics. C’est difficilement signe de dépenses problématiques. Si les conservateurs tenaient sérieusement à diriger pour le peuple, ils laisseraient tomber les beaux discours et reconnaîtraient que les réductions drastiques et la privatisation ne peuvent rien pour nous aider. Ils ne répéteraient pas les erreurs du passé. »

Monsieur Thomas a également répondu à M. Fedeli qui affirmait que l’époque consistant à équilibrer les budgets avec des revenus uniques est révolue.

« C'est bon à savoir », a-t-il dit, « et nous ferons en sorte qu’il s’en souvienne ». « Toutefois, je crains que ce gouvernement ait d’autres projets de privatisation en tête et d’autres stratégies ratées d’une époque conservatrice révolue. »

« Ils continuent de parler de l’impératif moral de rembourser la dette », a ajouté M. Thomas. « Mais qu’en est-il de l'impératif moral de répondre aux besoins des gens, en investissant dans les services publics? Le moment est venu pour ce gouvernement d’adopter une nouvelle approche et de commencer à écouter le peuple ontarien, et pour cela, quoi de mieux que de s’adresser au SEFPO? »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931