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Après 20 ans, c’est du déjà vu

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C’était en 1989.  Dans les établissements des Services correctionnels en Ontario, les tensions débordaient.  Les prisons dans la province, surtout dans la région du grand Toronto, faisaient face à une incroyable surpopulation de détenus qu’on n’a jamais vue.  Les détenus ont été rembourrés dans des cellules avec bien moins d’espace que pour les chiens dans les abris pour les animaux.  Les bagarres et les disputes se produisaient tous les jours.  Tout le personnel des prisons était l’objet d’assauts physiques au jour le jour.  Les conditions tant pour les détenus que pour le personnel étaient intolérables.

Finalement, le personnel des prisons en a eu ras le bol.  Au cours d’une période de six jours, les agents des Services correctionnels ont organisé une série de manifestations pour attirer l’attention du gouvernement.  Lorsque tout se clamait, il y avait une promesse de la province de plus de lits, de meilleure récompense et des dispositions relatives à la retraite anticipée pour les agents des Services correctionnels épuisés.

Marchons en avant vers 2009.  Après 20 ans, il y a le même nombre de lits dans le système qu’en 1989, en dépit d’un nombre sans cesse croissant de détenus.  Les agents des Services correctionnels, qui avaient une espérance de vie moyenne de 58 ans, n’ont toujours pas d’option de retraite anticipée.  Les fermetures précédentes des établissements de sécurité minimum et moyenne obligent tous les détenus de l’Ontario de rester dans les mêmes établissements de sécurité maximum.  Les conditions dans les établissements sont toujours intolérables.  Les détenus sont exposés aux maladies telles que l’hépatite, le VIH et même le SIDA.

De nombreux établissements datent depuis plus de 100 ans.  La moisissure se trouve partout.  Des problèmes de plombage sont insupportables.  Il n’y a presque pas de ventilation.  Les rhumes et les grippes se répandent dans les établissements tout simplement parce que vous ne pouvez même pas ouvrir une fenêtre.  Et bien sür … ce n’est pas tout.

En raison de la réduction en nombre et de la fermeture des établissements de santé mentale, de nombreuses personnes ayant des problèmes psychiatriques ont été mises dans les mêmes prisons que les détenus.  Dans la plupart des établissements, le nombre de détenus et de jeunes ayant des problèmes de santé mentale se chiffre entre de 20 à 30 pour cent et quelquefois plus élevé.

En dépit de tous ce obstacles, les agents des Services correctionnels dans les établissements et les agents qui s’occupent des jeunes contrevenants font un travail remarquable et essaient au jour le jour d’assurer que le grand public vit en sécurité.

Alors 20 ans plus tard, où sommes-nous ?  C’est du déjà vu que nous connaissons si bien car les problèmes continuent d’être ignorés.  En 1989, nous avons eu de la chance qu’une émeute de grande envergure ne s’est pas produite dans l’un des établissements.  Nous osons espérer que nous serons aussi chanceux que la dernière fois.

Mais notre système des Services correctionnels, devrait-il dépendre uniquement de la chance ?

En toute solidarité,

Warren (Smokey) Thomas
Président

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