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Après la pandémie, imaginez les possibilités

Smokey Thomas
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Imaginez la vie après la pandémie. 

L’imaginer nous semble presque impossible. Aujourd’hui, la plupart d’entre nous vivent au jour le jour, heure par heure, voire minute par minute.  

Est-ce que j’aurai l’équipement de protection individuelle dont j’ai besoin demain pour mon quart de travail? Comment vais-je faire pour garder mon enfant occupé durant ma prochaine réunion de travail sur Zoom? Combien de temps pouvons-nous tenir avec la nourriture que j’ai dans le réfrigérateur avant mon prochain périple à l’épicerie? Ai-je assez d’argent sur mon compte pour payer mon loyer ou paiement hypothécaire?

Quand vous le pourrez, prenez un moment pour imaginer l’avenir – c’est important. Après plusieurs semaines d’anxiété et d’incertitude, imaginer l’avenir pourrait vous permettre d’envisager demain avec espoir et optimisme.

Parce que si l’Ontario a appris une chose durant cette pandémie, c’est que le travail que nous faisons est primordial.

En ce qui nous concerne, nous l’avons toujours su.  Nombre d’Ontariens ne s’en rendaient pas compte, mais ils sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à prendre conscience de cette réalité. 

Tout le monde, du premier ministre aux PDG jusqu’aux chambres de commerce, réalisent aujourd’hui combien nous sommes impuissants sans des services publics d’excellente qualité. Ils se rendent compte à quel point ils dépendent, avec leurs familles, de nous – les travailleurs de première ligne. 

Maintenant que nous avons fait passer ce message, prenons l’initiative de diriger la conversation sur notre avenir.

Aujourd’hui, beaucoup de gens constatent douloureusement que l’« ancienne » normalité ne fonctionne pas. Mais à quoi voulons-nous que ressemble la « nouvelle » normalité? 

La réponse n’est pas compliquée.

Nous voulons que nos services publics reçoivent les investissements nécessaires afin d’avoir les travailleurs de première ligne et les conditions de travail requises pour répondre aux besoins de tous les Ontariens, jeunes et vieux.  

Nous voulons que les travailleurs de première ligne puissent accomplir leur semaine de travail sans mettre leur vie en danger. Pour empêcher une nouvelle flambée de la pandémie, ils devraient être protégés par des équipements de protection individuelle et des mesures d’éloignement physique.

Lorsque nous avons besoin de soins de santé ou d’un soutien communautaire, nous voulons avoir l’assurance que nos services publics sont là pour nous – assez forts pour nous soigner ou nous aider rapidement en cas d’urgence et suffisamment robustes pour nous procurer des soins et du soutien à long terme avec dignité et humanité.

Nous voulons une économie dont nous pouvons tous faire partie et qui valorise tout le monde. L’Ontario n’a jamais été aussi riche qu’il ne l’est actuellement, mais la pandémie nous enseigne que cette richesse n’a jamais été plus injustement répartie. Un très petit nombre de gens possèdent beaucoup trop, alors qu’un trop grand nombre de gens n’ont pas assez.

Puisque nous commençons à apercevoir quelques lueurs de lumière au bout du tunnel de la COVID-19, il est temps de faire le point et de nous demander ce que nous avons bien fait et ce que nous n’avons pas bien fait durant cette pandémie. 

Le premier ministre de l’Ontario et le premier ministre du Canada ont été prompts à agir et, pour ça, ils méritent de la reconnaissance. Ce n’est pas facile de manœuvrer des navires aussi gros que des gouvernements, mais ils le font en procurant des soutiens tels que la Prestation canadienne d’urgence, la prime liée à la pandémie et des financements d’urgence pour les petites entreprises et organismes de services publics à but non lucratif.

Mais le fait qu’ils aient dû faire ces changements importants si rapidement en dit long. C’est une preuve certaine qui montre que trop de gens, trop de travailleurs et un trop grand nombre de services publics étaient mal en point et avaient beaucoup de peine à s’en sortir avant la pandémie. 

Cela prouve en outre que trop d’employeurs ont pris trop de temps avant de répondre aux demandes de leurs travailleurs et dirigeants politiques. Durant le dernier mois et demi, le SEFPO a mené et gagné une longue liste de batailles contre des mauvais patrons qui transgressaient les directives du premier ministre et des autorités de la santé publique.

Nous sommes fiers d’avoir remporté ces batailles, même si nous n’aurions pas dû avoir à les engager en premier lieu. 

Ces choses doivent changer. Et en travaillant ensemble, nous allons faire en sorte qu’elles changent.  

Comme le petit groupe de travailleurs syndiqués et de militants communautaires d’Oshawa qui se sont mobilisés pour pousser GM à rééquiper son usine pour faire des masques, nous vivons un moment où nous pouvons mener à bien les changements que nous voulons.

Il est temps d’envisager des solutions fabriquées en Ontario.  

Nous avons les gens.  Nous avons le pouvoir. Il nous suffit maintenant d’imaginer ce qui est possible. 

Et ensemble, nous les réaliserons. 

En toute solidarité,

Warren (Smokey) Thomas
Président du SEFPO
@OPSEUSmokey
facebook.com/OPSEUSmokey

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