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Mettons fin à la collusion entre les entreprises et le gouvernement!

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Chers amis,

Les membres du SEFPO ont de quoi s'inquiéter en voyant approcher l'hiver 2011. Nous savons que le prochain budget provincial sera crucial pour de nombreuses personnes. Les membres ont travaillé avec acharnement cette année pour exprimer leurs préoccupations et préparer l'avenir. Ce travail a pris la forme de pressions politiques, de campagnes et de négociations collectives. Au cours des quelques prochains mois, de nombreux groupes entreront en négociations et devront une fois de plus faire face aux concessions de l'employeur.  

La minorité riche n'a pas chômé elle non plus. Banquiers, experts de la finance, médias, associations de l'industrie et commerciales, et employeurs clés ont fait un lobbying intense pour faire avancer leurs propres intérêts. Tandis qu'ils se font concurrence à portes closes, ils ont trouvé une cible commune pour les mois à venir ­– le secteur public et le gouvernement. Ils décrivent les membres du SEFPO comme des  travailleurs indûment privilégiés.

Vous pensez peut-être que le gouvernement de l'Ontario, élu de façon démocratique, protégerait l'intérêt public en repoussant le puissant lobbying des plus riches au sein de la société. Mais non! Au lieu de cela, les politiciens acceptent, voire même, encouragent les points de vue droitistes qui vont à l'encontre des meilleurs intérêts des 99 pour cent. Il est évident que l'union entre les entreprises et le gouvernement a été consommée. Et la preuve de cette union secrète est facile à trouver.

Un élément de preuve essentiel est le choix sur lequel s'est arrêté notre gouvernement pour présider la Commission sur la réforme des services publics de l'Ontario, chargée d'examiner les services publics et le déficit. Et ce choix, c'est un banquier du nom de Don Drummond. Pour mieux comprendre ce que Drummond manigance, regardez la nouvelle vidéo de Operation Maple intitulée « Demolition Don ».

On a compris au fil du temps qu'il était bon de séparer les pouvoirs de l'Église et de l'État. Nous l'avons appris au travers de nombreuses révolutions, guerres et douleurs. Nous devons aujourd'hui séparer les pouvoirs du monde des affaires et du profit des pouvoirs du gouvernement. Les profits découlant d'intérêts privés peuvent être en conflit avec les intérêts communautaires et le bien du public. Il est temps de revenir à la réalité et de nous réveiller!

Examinons rapidement ce qu'offre la Commission sur la réforme des services publics de Drummond.

  • Le mandat de la commission est fondamentalement vicié. Il consiste à examiner les dépenses sans tenir compte des revenus. La Commission peut ainsi ignorer les irresponsables réductions d'impôts accordées aux entreprises par le gouvernement de l'Ontario.
  • Il est évident qu'en choisissant Don Drummond, un banquier, le gouvernement nous a montré que les grosses banques et grandes sociétés étaient son principal souci.
  • La commission agit de manière secrète. Elle choisit ses acolytes avec soin et est loin d'être transparente en ce qui concerne le poids qu'elle accorde à leur apport. C'est simple, le public a le plus à perdre mais n'est pas invité à participer!
  • La commission a pour impératif prioritaire de réduire le déficit. Et des citoyens tout à fait ordinaires sont pénalisés par des coupures au niveau de services publics dont ils dépendent.
  • La commission n'aborde pas le problème croissant de l'inégalité des revenus. De la table des négociations aux voix du mouvement de l'occupation, les puissants et les privilégiés, qui représentent 1 % de la population, continuent de regarder les 99 % de haut.
  • La commission n'examine que le coût des services publics, sans reconnaître qu'un grand nombre de personnes dépendent de ces services pendant cette période de ralentissement économique.

C'est une recette pour des coupures, mises à pied et autres douleurs. Et ces douleurs iront du milieu de travail à la communauté. Nous avons déjà été témoins de tentatives d'imposition de limites aux salaires et avantages sociaux, de mises à pied à la FPO et de réductions du financement dans de nombreux organismes du secteur parapublic.

Une étape majeure de ce processus sera le budget 2012 de l'Ontario. Quels sont les facteurs qui ne manqueront pas de former ce budget? D'un côté, le gouvernement libéral devra obtenir le soutien des autres partis pour adopter le budget. Il peut tourner à droite ou à gauche pour le faire. La commission dirigée par Don Drummond ne manquera pas de produire un menu de compressions. En choisissant Drummond et en lui donnant un mandat limité, le gouvernement a montré sa préférence : couper les coûts et réduire le déficit; l'amélioration des services et l'annulation des réductions d'impôts aux sociétés n'entrent pas dans l'équation.

La voix des 99 % doit être entendue avant qu'elle ne se noie dans les recommandations prébudgétaires de la Commission Drummond et les coupures et conflits subséquents qui découleront du budget provincial.

Le SEFPO lance une procédure d'audiences ouvertes

Pour garantir un bon éventail d'options, le SEFPO travaillera avec d'autres groupes pour mettre en œuvre une procédure d'audiences ouvertes complètes auxquelles chaque citoyen pourra participer. La procédure d'audiences, qui débutera en janvier 2012, fournira à nos membres, partenaires communautaires et autres Ontariens qui se préoccupent de leur avenir, l'occasion de partager leur point de vue sur l'avenir de l'Ontario. Contrairement au processus secret et mandat limité de la Commission Drummond, notre procédure permettra à un large éventail de la communauté de s'exprimer.

Le SEFPO rencontre la Commission Drummond le 1er décembre

Le SEFPO a été invité à faire une présentation à la commission le 1er décembre.

Cette brève rencontre nous permettra d'essayer de faire pencher la balance de l'avenir de notre province de notre côté. Et nous comptons bien y parvenir!

  • Nous disons la vérité en faisant remarquer que les limites imposées au processus ne manqueront pas d'en compromettre les résultats.
  • Nous mettrons Drummond au défi d'adopter une procédure plus ouverte et lui demanderons de se joindre à nos audiences en janvier.
  • Nous lui communiquerons les préoccupations clés des membres du SEFPO, même si ces préoccupations tombent à l'extérieur du mandat étroit de réduction des dépenses de la commission.

Nous sommes actuellement en consultation avec tous les dirigeants et négociateurs des secteurs et divisions du SEFPO afin d'obtenir une liste des recommandations clés pouvant nous aider à relever au mieux les défis auxquels l'Ontario fait face. Nous ne nous arrêterons toutefois pas à présenter ces recommandations le 1er décembre. Nous continuerons de faire pression en ce qui les concerne dans les semaines à venir. De nombreux membres feront des présentations dans le cadre des audiences du SEFPO, en janvier prochain. Nous chercherons à attirer davantage l'attention du public en ayant recours aux divers médias et à des pressions politiques. Le rapport final de nos audiences fera également l'objet d'une importante publicité.

Nos voix et celles de nos partenaires communautaires doivent donner un équilibre aux recommandations de la Commission Drummond. Les points de vue limités de la commission ne peuvent dominer le discours public dans cette période prébudgétaire. Nous ferons pression auprès du gouvernement pour qu'il fasse les bons choix pour l'avenir.

Le SEFPO veillera à ce que les communautés fassent entendre leur point de vue. Nous exposerons l'union secrète des entreprises et du gouvernement et nous battrons pour forcer un divorce. Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons défendre les intérêts des 99 %. Notre province dépend des services que nous fournissons et nous ferons front uni pour les défendre.

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas
Président, Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario

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