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Combattre le gel des salaires

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Chères consœurs, chers confrères,

Le gel des salaires que le gouvernement McGuinty a imposé dans son budget de 2010 ne doit pas être accepté sans être contesté.

C’est le message clair qui nous a été transmis lors d’une réunion d’urgence le 8 avril du Conseil exécutif du SEFPO.

À l’heure qu’il est, la plupart d’entre nous sommes au courant de ce que ce gel des salaires implique aux termes du Projet de loi 16, le projet de loi Libéral sur le budget, les travailleurs non-syndiqués vont avoir leurs salaires gelés immédiatement pour une période de deux ans.  Les employeurs sur les lieux de travail syndiqués auront pour directives qu’ils n’ont pas d’argent pour financer des augmentations de salaires.

Il ne s’agit pas d’un « gel » des salaires, bien sûr !  C’est tout simplement une coupure.  Avec le taux d’inflation prévu à une moyenne de deux pour cent par an au cours des deux prochaines années, on dit aux travailleurs de faire don de  quatre pour cent de leurs salaires pour combattre le déficit.  Ou, autrement dit, travailler gratuitement une semaine chacune de ces deux années.

Cela pourrait être accepté plus facilement si, comme le ministre des Finances Dwight Duncan l’a suggéré dans son discours du budget, nous étions effectivement « tous et toutes ensemble dans cette situation ».

Mais, apparemment, ce n’est pas le cas !

Dernièrement, il y a eu beaucoup de manchettes à propos du fait que presque tous les cadres supérieurs continueront à obtenir leurs primes salariales « au rendement ».  Ce dont on n’a pas parlé ce sont les coupures fiscales massives aux entreprises qui accentueront les profits pour des sociétés qui réalisaient déjà des profits comme les grandes banques.  Ces cadeaux fiscaux – payés en partie par le gel des salaires – donneront aux sociétés la possibilité de payer des primes au rendement même plus grosses à des cadres déjà riches qui pourraient tout simplement s’en passer.

Ce sont les mêmes gens qui n’hésitent même pas une seconde à débourser 950 $ par tête pour participer à un dîner de levée de fonds avec Dalton McGuinty.

Mais qu’achètent-ils, exactement ?  Nous le savons tous.  Ils achètent l’accès aux politiciens.  Ils achètent leur influence.  Ils achètent les promesses d’encore d’avantage de traitements spéciaux et de mesures « favorables aux entreprises » dans l’avenir.

Tout simplement, c’est injuste que le ministre des Finances demande à un travailleur à temps partiel des services de développement d’accepter une coupure de salaire de (disons) 400 $ par an alors qu’il demande lui-même 400 $ à des banquiers pour lui dire quoi faire.

Pour assurer l’appui des unités du SEFPO durant les négociations, vos membres du Conseil exécutif régionaux organiseront des manifestations pour protester aux levées de fonds des Libéraux.  Nous prendrons une position très ferme sur le Projet de loi 16.  En outre, nous revendiquerons une nouvelle tranche d’imposition plus élevée qui donnera aux salariés les plus riches de l’Ontario l’occasion de payer leur juste part.

Joignez-vous à nous à ce combat.  Pour en savoir davantage, n’hésitez pas à communiquer avec les membres du Conseil exécutif de votre région.

En toute solidarité,

Warren (Smokey) Thomas, Président
Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario

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