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Allez voter! Vous pourriez peut-être vous amuser!

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De nombreuses personnes se rappellent avec nostalgie la première fois qu'elles sont allées voter. Je m'en souviens bien moi-même.

C'était à l'occasion des élections fédérales de 1972. J'étais dans la circonscription de Kingston et des Îles. Les trois principaux chefs de parti à l'époque étaient Pierre Elliott Trudeau, pour les libéraux, Robert Stanfield, pour les progressistes-conservateurs, et David Lewis, pour le NPD. C'était la première fois que j'allais voter.

Ok, autant l’avouer… mon choix s’était posé sur le NPD. « Le parti des travailleurs », comme disait alors mon père, Cliff.

Mais ce dont j'ai le plus grand plaisir à me souvenir à l'occasion de ces élections, ce sont de nos entourloupes juvéniles.

La mère de mon meilleur ami, Ross, était présidente de l'association de circonscription du parti libéral local. Pour jouer avec ses nerfs pendant la campagne, Ross, mon cousin Chuck et moi-même nous amusions à ramasser les pancartes électorales du NPD et des conservateurs et, dès qu'il commençait à faire nuit, à les poser à la place de la pancarte des libéraux, que la mère de Ross avait fièrement plantée sur sa pelouse.

Après avoir répété nos manigances environ cinq fois, la mère de Ross, qui ne trouvait pas ça drôle, nous a ordonné de mettre fin à notre mauvaise farce.

Je partage cette histoire pour vous rappeler qu'aller voter ne doit pas nécessairement être considéré comme une corvée. Le fait de voter et les campagnes électorales qui précèdent ce devoir civique peuvent être des expériences amusantes et mémorables.

Malheureusement, personne ne semble le voir ainsi de nos jours. Les experts disent que c'est particulièrement vrai dans le cas des jeunes qui, de plus en plus souvent, préfèrent éviter de voter, tout simplement.

Avec cette tendance à l'esprit, le Conseil exécutif du SEFPO, agissant sur une recommandation du Comité provincial des jeunes travailleurs (CPJT), a autorisé une campagne dynamique visant à conduire les jeunes aux urnes à l'occasion des élections fédérales qui auront lieu au mois d'octobre prochain.

L'objectif de cette campagne n'est pas de dire aux jeunes pour qui voter. Père de plusieurs enfants en âge de voter, je sais que si j'essayais de le faire, mes enfants voteraient simplement pour quelqu'un d'autre.

Le CPJT voulait ajouter un peu d'humour et d'audace à nos efforts visant à les inciter à voter. Nous lancerons la campagne avec une vidéo satirique et provocatrice à l'occasion de la Conférence des jeunes travailleurs du SEFPO, laquelle a lieu le 13 août prochain. Après le lancement officiel, la vidéo sera téléchargée sur le site Web du SEFPO et mise à disposition de nos sites de médias sociaux. La campagne, qui comprend une série de vidéos satiriques, atteindra son plein élan dans les semaines précédant les élections du 19 octobre; nous utiliserons de nombreuses plateformes médiatiques pour diffuser notre message.

Les jeunes Canadiens sont manifestement aux prises avec de nombreux problèmes à l'heure actuelle. Le chômage ou le sous-emploi forment souvent les tristes choix de carrière de nos nombreux diplômés universitaires et des collèges. Un marché du logement locatif restreint et cher et les prix faramineux des maisons limitent leur choix en matière de chez-soi. Trop nombreux sont ceux et celles qui vivent encore dans le sous-sol de papa et maman.

Toutefois, les jeunes veulent aussi créer un monde meilleur. Ce sont eux qui ont inspiré le mouvement d'Occupation (mouvement des Indignés), et le mérite d'avoir porté la question de l'inégalité des revenus à l'attention de nos politiciens leur revient aussi en grande partie. En ce qui concerne l'environnement, les jeunes se trouvent aux premières lignes des stratégies de durabilité et de la promotion de sources d'énergie sûres et renouvelables.

Pour réaliser ces objectifs, il faut des dispositions législatives et réglementaires. Et cela signifie que nous avons encore besoin de fonctionnaires élus pour faire adopter ces changements progressifs.

Ces changements ne doivent pas être laissés uniquement entre les mains d'électeurs âgés de plus de 45 ans, qui, de plus en plus, représentent la majorité des électeurs.

Il faut passer le flambeau fermement dans les mains de Canadiens plus jeunes. Au SEFPO, nous espérons que notre campagne saura faire une différence.

Ou, comme mon père me l'a également dit quand j'étais jeune, il y a de cela de nombreuses années : « Si tu ne votes pas, tu laisses aux personnes comme moi le soin de décider. »

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas
Président

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