Skip to content

Il faut aider tous les travailleurs qui souffrent de stress post-traumatique

Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Chers amis,

Il arrive que je n’aime pas forcément avoir raison.

Le mardi 5 avril dernier, le gouvernement de l’Ontario adoptait le projet de loi 163, la Loi d'appui aux premiers intervenants de l'Ontario. La nouvelle loi s’adresse aux travailleurs qui souffrent de stress post-traumatique.

Nous avons attendu longtemps. Cheri DiNovo, députée provinciale NPD, s’est battue sans relâche pendant huit ans pour obtenir cette loi sur l'ÉSPT (état de stress post-traumatique); Queen’s Park a enfin compris. Elle demandait que les travailleurs recevant un diagnostic d'ÉSPT n’aient pas à prouver que ce trouble était lié à leur emploi. Ils pourraient ainsi se faire traiter et obtenir les prestations de la CSPAAT, au besoin.

Ainsi, le projet de loi 163 est une bonne chose. Les membres du SEFPO qui sont techniciens ambulanciers et agents correctionnels y gagnent, c’est sûr. Mais on n’est pas au bout de nos peines. Et c'est ici que je n’aime pas forcément avoir raison.

L’après-midi du 5 avril, nous avons sorti un communiqué de presse dans lequel on demandait aux libéraux d’étendre les protections du projet de loi 163 à tous les travailleurs. Tel qu’il est écrit, le projet de loi couvre les policiers, les pompiers, les travailleurs paramédicaux et les travailleurs correctionnels. C’est bien, mais ce n'est pas assez. Toutes sortes de travailleurs peuvent souffrir de stress post-traumatique après un incident au travail. Cette loi devrait couvrir tous les travailleurs.

Notre communiqué mentionnait les travailleurs de la santé en particulier. Nous étions loin de penser qu’alors même que nous envoyions notre communiqué, un membre du SEFPO venait de se faire violemment attaquer.

C'est arrivé à 14 h 51. Un client du Centre de soins de santé mentale Waypoint, à Penetanguishine, a poignardé une de nos infirmières dans le dos à l’aide de deux tournevis et elle a perdu connaissance. Un infirmier gestionnaire a couru l’aider. Il a fallu un nez cassé et de multiples coups de tournevis avant que lui et deux autres membres du personnel parviennent à arrêter le client.

Tout le monde à Waypoint est ébranlé par l’attaque.

Est-ce possible qu’une des personnes témoins de l’attaque souffre un jour de stress post-traumatique à cause de cela? J'espère bien que non! Toutefois, si ça arrive, cette personne ne devrait vraiment pas avoir à prouver à qui que ce soit que son état est lié à son travail.

Des centaines de membres du SEFPO ont vécu des choses traumatisantes au travail. Nous avons vu des choses que nous souhaiterions bien n’avoir jamais vu. C’est pourquoi je demande à tous les membres du SEFPO de se joindre à moi pour demander au gouvernement de travailler à la version 2.0 du projet de loi 163.

Au Manitoba, tous les travailleurs sont couverts par la législation sur l'ÉSPT. Nous ne devrions accepter rien de moins ici en Ontario.

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas
Président, Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario

p.s. : La meilleure façon de gérer un ÉSPT est de le prévenir. Notre syndicat parle des problèmes de sécurité au centre Waypoint depuis qu’il est ouvert. Nous continuerons de le faire jusqu’à ce que cet établissement accorde la priorité à la sécurité.

Afficher tous les messages du président : de 2009 à aujourd’hui

Visitez la page du SEFPO sur la prise de mesures pour mettre fin à l'ÉSPT