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Quel gâchis!

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Nous sommes dans une pagaille épouvantable! La situation ne rapporte rien et mine notre confiance. À Ottawa, le paysage politique est troué de scandales.

Nos dirigeants politiques devraient s'occuper avant tout de prendre des mesures pour combler le fossé des revenus. Des mesures pour redonner aux Canadiens des emplois avec des salaires convenables.  

Au milieu des accusations et contre-accusations d'instigateurs indifférents, le premier ministre Harper s'entête à nier la réalité. À l'instar du sergent Shultz de la comédie télévisée de la fin des années 1960, Hogan's Heroes, Stephen Harper bêle à qui mieux mieux : « Je ne sais rien… rien! ».

Ah vraiment? Un chèque de 90 000 $ est signé par son ancien chef de cabinet. Et il dit « Je ne sais rien »? Un tour de passe-passe pour cacher la vérité. Et il dit « Je ne sais rien »? La charogne routière s'entasse; on compte plus de conservateurs sous l'autobus que de kilomètres voyagés par le PM dans sa dernière campagne. 

À Queen's Park, les fiascos ne manquent pas, avec ORNGE, Cybersanté et les pots-de-vin de l'affaire des centrales électriques. Au milieu de tout ça, au lieu de s'occuper de Monsieur Tout le monde, notre première ministre fait la cour à l'élite financière, même si ce sont les banquiers qui nous ont mis dans ce pétrin.

L'élément commun est évident. Le pouvoir, la politique et les profits par-dessus tout. Qu'importe le peuple. 

Et voilà que le maire de Toronto admet avoir consommé des drogues illicites. Il se défend en disant qu'il était ivre mort quand on l'a surpris la pipe à la bouche. Quelle surprise si l'on tient compte du fait qu'il parade aux côtés de vendeurs de drogue bien connus.  

Les hommes et les femmes que nous avons élus nous ont laissé tomber. Ce sont eux qui font dépérir la démocratie et la justice économique.

Que peut-on faire? Voici trois suggestions. 

Premièrement, notre situation ne s'améliorera qu'une fois que les progressistes-conservateurs recouvriront leur parti et se débarrasseront de leurs attaches toxiques avec le « Tea party ».  Le parti de Sir John A. Macdonald, Bill Davis et Joe Clark a grandement besoin d'une remise à zéro.

Tandis que je ne serai jamais d'accord avec les politiques conservatrices, un dialogue respectueux produit un résultat supérieur aux diatribes haineuses du parti conservateur actuel. En politique, la colère est acceptable, mais pas la haine. À mes amis conservateurs sociaux, un conseil : Le sénateur Hugh Segal a un plan si vous choisissez de reconstruire un parti progressiste-conservateur.  

Deuxièmement, les libéraux doivent arrêter de faire de la lèche avec la classe affaires. Tournez-vous vers les gens ordinaires. Les entreprises ne créent pas la richesse; ce sont les travailleurs qui le font. Des millions de personnes en bas de l'échelle salariale pourraient, avec les bons programmes et les bonnes politiques, redonner vie à notre économie. Au lieu de couper et d'économiser, les familles de travailleurs pourraient consommer un peu plus de ce dont elles ont besoin chaque jour pour vivre. Nous devons aller de l'avant et reconstruire. Ce n'est qu'en abandonnant notre économie actuelle de faibles salaires que nous verrons une reprise.  

Troisièmement, je m’adresse au NPD, il est temps de prendre les rennes. C'est facile d'être contre tout. Il est temps que vous nous montriez de quel bois vous vous chauffez. Le NPD doit revenir à ses racines d'engagement envers l'équilibre, l'équité et la transparence. Il doit insuffler l'espoir contenu dans les belles paroles de Jack Layton. Le NPD doit profiter du désordre omniprésent au sein des deux autres partis pour s'attacher à réaliser l'objectif d'accéder au pouvoir politique.  

La plupart des Canadiens sont tolérants et justes. Paix, ordre et bon gouvernement encadrent la phrase liminaire de l'article 91 de la Constitution. Plus de choses nous unissent que nous divisent. Nous croyons en un système politique qui tient compte de la majorité plutôt que de quelques-uns. C'est pourquoi nous avons besoin de chefs de file qui gouvernent pour tous plutôt que de politiciens qui ne pensent qu'à leur base. Au lieu d'inclusivité et de compromis, nous allons de conflits en conflits, avec toutes les cicatrices qui en résultent. 

L'actualité ébranle notre confiance. Pourtant, nous restons forts, décents et créatifs. Notre rêve collectif ne peut s'évanouir.  

Il est temps que nous nous serrions les coudes. Que nous écartions ceux qui nous empêchent d'avancer. Ils ne font que défendre leurs propres intérêts et les intérêts des riches et des puissants. Récupérons nos communautés, notre province et notre pays. À nous qui sommes ignorés et pris pour acquis par la classe politique, il est temps de faire preuve de solidarité et de nous réveiller.

Un de mes mentors m'a dit un jour : « Qu'importe ce que tu vois dans ton rétroviseur, ne perds jamais de vue le chemin qui te reste à parcourir. »  

Ensemble, regardons en avant et gardons la foi.

Solidairement, 

Warren (Smokey) Thomas, président

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