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Il est temps de repousser la privatisation

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Chers amis,

La survie du secteur public de l'Ontario est menacée.

Comme si ce n'était pas assez que la première ministre Kathleen Wynne ait donné l'ordre à Deb Matthews, présidente du Conseil du Trésor, de continuer de couper sur les programmes et les salaires! L'Ontario a déjà les plus faibles dépenses de programmes par habitant de toutes les provinces canadiennes, et il devrait être évident pour tout le monde que ce dont les services publics ont besoin, c'est de fonds supplémentaires, pas d'autres coupures.

Mais pour envenimer les choses, Wynne veut privatiser encore plus de services publics et vendre davantage d'actifs publics à des investisseurs privés. De telles mesures ne manqueront pas de servir à démanteler les services, augmenter les coûts et mettre en péril les bons emplois de la classe moyenne, tout cela au nom du profit.

Lorsqu'elle était ministre de la Santé, Deb Matthews avait refusé de laisser les laboratoires d'hôpitaux publics s'occuper des tests de diagnostic pour les patients dans la communauté. Le fait que les laboratoires privés chargeaient plus pour les mêmes tests n'avait pas semblé faire de différence pour Matthews.

Et pourtant. C'est pourquoi nous devons riposter. Nous devons dire la vérité au peuple de l'Ontario : nous pourrions économiser au moins 175 millions de dollars par année en faisant plein usage de nos laboratoires d'hôpitaux publics.

Kathleen Wynne a récemment confié à Deb Matthews la responsabilité de « moderniser » les services de technologie de l'information (TI) au sein de la Fonction publique de l'Ontario. Ce dont elle parle vraiment, c'est de sous-traitance. Jusqu'à présent, cette « modernisation » s'est traduite par des factures privées doubles pour faire exactement le même travail que les membres du SEFPO pourraient faire.

Nous devons dire au peuple de l'Ontario que nous pourrions économiser au moins 200 millions de dollars par année en maintenant les services de TI à l'interne à la FPO.

Et puis, il y a la question des biens publics. Kathleen Wynne a retenu les services d'Ed Clark, p.d.g. bancaire, pour établir des façons d'extraire plus de profits de trois des quatre plus gros organismes de la Couronne : Ontario Power Generation, Hydro One et la LCBO. Il est évident que vendre ces organismes d'État est insensé; chacun d'eux joue un rôle d'intérêt public vital et injecte des milliards de dollars dans les coffres de la province. Mais Clark n'a encore rien écarté. Apparemment, il voit d'un bon œil de vendre les biens publics et d'utiliser l'argent de ces ventes pour en développer de nouveaux (nous y reviendrons).

Clark ne s’arrête pas à la décision de vendre ou de ne pas vendre la LCBO. Ayant pour consigne de « faire suer les actifs », on a entendu dire qu'il cherchait des façons de modifier la façon dont fonctionne la LCBO. Par exemple, il envisagerait paraît-il de « reclassifier les emplois ». C'est une autre façon de parler de réduction des salaires, c'est évident. C'est un peu fort venant d'un homme qui gagne 12 millions de dollars par année.

Nous devons persuader Clark d'aller chercher son argent ailleurs. À la LCBO, le gouvernement pourrait empocher au moins 50 millions de dollars par année en allégeant le programme des magasins-agences, qui permet aux opérateurs privés de vendre leur alcool dans au moins 100 communautés qui seraient mieux desservies par de vrais magasins de la LCBO.

Comme tous les gouvernements du monde entier, le gouvernement Wynne se sert des soucis que cause le déficit comme prétexte pour transférer l'argent et les biens des travailleurs dans les poches d'individus qui s’enrichissent à la bourse. Les travailleurs obtiennent moins de services, paient davantage et vivent dans une société à deux vitesses.  Et les investisseurs continuent de s'engraisser.

Dans les semaines et les mois à venir, j'encouragerai les membres du SEFPO à en apprendre plus sur la privatisation et à nous aider à la repousser. Vous pouvez commencer tout de suite en lisant notre toute dernière publication intitulée Meilleur, moins cher, plus équitable : arguments en faveur du maintien à l'interne des services publics en Ontario.

Surveillez cet espace pour d'autres nouvelles sur notre campagne de riposte.

En toute solidarité,

Warren (Smokey) Thomas
Président, Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario

Lutte contre la privatisation

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