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Dernière chance pour les Libéraux de se recentrer

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Tandis que le Parti libéral se prépare pour sa prochaine Assemblée générale annuelle, qui aura lieu du 15 au 17 octobre, une chose est sûre : les Libéraux ne sont pas dans une position à envier.

Environ 70 pour cent des Ontariens estiment que le gouvernement McGuinty est sur la mauvaise voie. Et ce n'est pas difficile de comprendre pourquoi. La vision du premier ministre d'un Ontario prospère doté de services publics solides n'est que ça – une vision.

La réalité est bien différente.

Les hôpitaux mettent à pied leur personnel. Les Sociétés d'aide à l'enfance font faillite. Les services publics crient de plus en plus famine dans chaque communauté.

Les Libéraux n'offrent rien d'autre à l'Ontario que sept autres années de vaches maigres.

Les Libéraux ont éliminé l'allocation d'alimentation spéciale qui permettait aux gens sur le bien-être social de s'acheter des aliments nutritifs. Dans le dernier budget, les Libéraux ont augmenté les taux d'assistance sociale d'un maigre pour cent – ce qui se traduit réellement par une réduction, si l'on tient compte de l'inflation. Les pauvres s'appauvrissent.

De nos jours, de plus en plus d'emplois sont à temps partiel, temporaires ou de bureaux de placement, et ils ne fournissent pas assez d'heures ou un revenu trop maigre pour vivre. Mais dans leur stratégie économique, les Libéraux ne semblent même pas en faire cas. Ils n'ont qu'une seule chose en tête, celle de réduire les impôts des sociétés, lesquelles ont déjà plus d'argent qu'elles ne savent quoi faire avec.

Quelles garanties avons-nous que ces réductions d'impôt créeront des emplois, comme le prétendent les Libéraux ? Aucune. Ces réductions d'impôt sont accordées sans conditions. McGuinty dit aux PDG : Si vous voulez créer des emplois, formidable. Si non, ça va aussi. Prenez simplement l'argent !

Qui paie ? Nous payons. Les réductions d'impôt accordées aux sociétés ne peuvent être financées que par les gens qui travaillent. Avec le plan McGuinty, les fonctionnaires reçoivent un gel des salaires et chaque Ontarien ou Ontarienne reçoit une coupure sur les services publics essentiels dont ils dépendent.

Les Ontariens et Ontariennes savent que quelque chose ne va pas et ils blâment McGuinty.

Les gens estiment qu'ils paient plus et reçoivent moins. Ils pensent que le gouvernement est à la base du problème. Mais le véritable problème, ce n'est pas le gouvernement, ce sont les gens qui tirent les ficelles. En dépensant 950 $ l'assiette pour lever des fonds avec McGuinty, les PDG s'attendent à certains avantages – à de gros avantages. Et ils les obtiennent.

Vous n'aimez pas la TVH ? Vous pouvez blâmer McGuinty, qui ne fait que ce qu'on lui dit. La Chambre de commerce a fait d’énorme pression politique pour l'obtenir, et en retour, ils obtiennent près de 4,5 milliards de dollars en réductions d'impôt par année (voir le Plan fiscal de l’Ontario pour stimuler la création d’emplois et la croissance, p. 15, pour plus de détails).

Les Ontariens et Ontariennes ne peuvent dépendre des sociétés pour s'occuper de leurs familles ou de leur avenir. Si le Parti libéral veut rester au pouvoir, il n'y a qu'une seule façon d'y parvenir. Il doit se concentrer sur les besoins réels de gens réels et reconstruire notre économie et nos services publics en commençant par les fondations. Gonfler les primes des PDG en leur accordant des allègements fiscaux supplémentaires ne donnera rien.

Le SEFPO sera à l'Assemblée générale annuelle du Parti libéral, et nous dirons aux Libéraux : Changez, maintenant ! Avec un an jusqu'aux prochaines élections, c'est votre dernière chance.

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas, président
Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario

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