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Notre gouvernement guide la tendance du mauvais emploi

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Chers amis,

Il est difficile de trouver un bon emploi de nos jours.

De plus en plus d'emplois sont des emplois à temps partiel, temporaires ou de bureaux de placement. De plus en plus de gens occupent des emplois mal rémunérés et sans avantages sociaux. Même les personnes qui occupent un emploi soi-disant « permanent » ne sont pas certaines d’être encore là dans un an.

Ces mauvais emplois sans garantie portent désormais le nom d’emplois précaires.

Ainsi, quand le gouvernement a annoncé qu’il allait lancer un examen de la législation du droit du travail en Ontario, je me suis réjoui. L’objectif visé par l’Examen portant sur l’évolution des milieux de travail est de « promouvoir la sécurité et les possibilités pour ceux qu’auront rendus vulnérables les pressions et les changements économiques structuraux que connaissent les Ontariens en 2015 ».

Un objectif tout à fait honorable si vous me demandez. Nous devons amender la législation du travail et les normes d’emploi, et ce, numéro un, pour aider les travailleurs à adhérer à un syndicat et à améliorer leurs conditions de vie et, numéro deux, pour établir des normes décentes pour ceux et celles qui ne sont pas encore syndiqués. Je l’ai dit la semaine dernière à l’équipe de l’examen (lire mes propos ici); et plus tôt cet été, Ron Elliot, mon collègue membre du Conseil du SEFPO, l’a lui aussi dit.

Elliot et moi avons soulevé un autre point également, soit le fait que le gouvernement de l’Ontario est lui-même un des principaux moteurs de l’emploi précaire dans cette province.

Examinons la façon dont certains de nos services publics financés par l’État sont dirigés.

Dans nos collèges, le personnel à temps partiel est désormais plus nombreux que le personnel à temps plein permanent. Certains professeurs à temps partiel des collèges reçoivent un dixième du taux normal pour les cours donnant droit à des crédits.

À la LCBO, certains dirigeants abrègent les quarts de huit heures des employés occasionnels à cinq heures. De cette façon, ils sont en mesure d’embaucher des travailleurs occasionnels avec moins d’ancienneté et moins bien payés pour les trois autres heures.

Dans les services aux personnes atteintes d’un handicap de développement, le plan du gouvernement de permettre aux familles d’embaucher leurs propres travailleurs de soutien crée une main-d’œuvre mal payée, au noir, et, de surcroît, avec les deniers du contribuable!

Dans les hôpitaux et dans de nombreux autres grands lieux de travail, l’impartition des services a servi à soutirer de bons emplois syndiqués pour les transformer en emplois précaires payés le minimum possible; la sécurité d’emploi n’est plus qu’un souvenir.

De quelque côté que nous tournions notre regard, les employeurs du secteur public s’assurent de faire baisser les salaires et les avantages sociaux et d’augmenter le recours aux temps partiel. Ils embauchent du personnel intérimaire exploité. Ils rendent les emplois de moins en moins sûrs.

Ainsi, voici mon message à Kathleen Wynne et à ses acolytes libéraux : si vous tenez tant que ça à avoir des emplois moins précaires, commencez là où vous êtes vous-même l’employeur.

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas
Président, Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario

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