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Aux antipodes de la réalité, le PC offre des solutions contrefaites à des problèmes inexistants

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Chers amis,

Des élections à date fixe devaient éliminer tout élément de surprise en ce qui concerne les prochaines élections. Mais comme chacun le sait, il est difficile d’apprivoiser le monstre politique et nous en voyons un bon exemple juste maintenant.

Il y a environ deux semaines, presque personne ne prêtait attention aux élections du 7 juin en Ontario. Et tout à coup, elles font la une des médias. Pourquoi?

Certainement pas à cause d’une question brûlante d’importance critique à la vie des Ontariens, comme la privatisation.

Aucun débat ne fait rage sur les coûts attendus de tarifs d’électricité croissants, résultat de la liquidation désastreuse d’Hydro One des libéraux.

Aucun débat houleux n’a lieu sur les partenariats public-privé qui ont enrichi les développeurs en soutirant des milliards de dollars des poches de contribuables comme vous et moi.

Même le fait qu’on n’ait pas réussi à porter d'accusations contre Chris Mazza, l’ancien PDG de la société Ornge, un autre gâchis de la privatisation des libéraux, qui a entraîné la perte de millions de dollars, n’a pratiquement soulevé aucune objection.

Non, l’arène politique déborde d’anticipation à l’idée d’une bagarre entre deux clans politiques : les Mulroney et les Ford.

Aux côtés de Christine Elliott et Tanya Granic Allen, Caroline Mulroney (fille de l’ancien premier ministre Brian Mulroney) et Doug Ford (frère de l’ancien maire de Toronto, Rob Ford) rivalisent pour prendre les rênes du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario.

La plupart des Ontariens avoueraient sans doute que Brian Mulroney et Rob Ford n’étaient pas de bons politiciens. Et pourtant, tant de gens, et pas seulement des conservateurs, parlent de leur parenté comme des sauveurs du Parti conservateur.

Est-ce à cause de leurs projets visant à améliorer la vie des Ontariens en mettant fin à la privatisation des services publics, les services que nous utilisons tous et dont nous avons tous besoin chaque jour?

Ont-ils offert des solutions à la crise qui règne dans le système correctionnel et qui menace la sécurité de nos communautés?

Si l’on se fie au débat d’hier soir, les candidats se soucient beaucoup plus de l’augmentation du salaire minimum prévue pour l’an prochain que du fait que les grosses sociétés laissent s’empoussiérer leurs économies fiscales dans les coffres des banques.

Madame Mulroney pense que l’économie ontarienne reviendra sur le bon chemin quand les dépanneurs pourront vendre de l’alcool. Oh, et n’oublions pas de passer un bon coup de canif dans le lard du gouvernement, que les politiciens n’arrivent en fait jamais à trouver. 

Il est évident que ces futurs leaders ignorent tout des besoins des Ontariens et de leurs familles.

Leur manque d’imagination, voire même de prise de conscience des énormes problèmes auxquels la province se heurte, est choquant, même pour quelqu’un qui a eu affaire à une tonne de mauvais gouvernements avant ça.

Sont-ils au courant de l’effritement de la base manufacturière en Ontario?

Sont-ils au courant ou même préoccupés par l’augmentation continue des emplois à temps partiel et des emplois précaires, malgré une économie dite performante?

Que feront-ils à propos des multinationales qui punissent leurs employés les plus pauvres parce que le salaire minimum est enfin un peu plus élevé?

Ont-ils des solutions pour notre système collégial chroniquement sous-financé, qui manque tellement d'argent que les collèges sont prêts à s’installer n’importe où, même dans des régimes notoires comme l’Arabie saoudite?

Ou vont-ils continuer de monter les mêmes chevaux bâton fatigués qui sont dans les étables des conservateurs depuis l’époque de Mike Harris et de sa désastreuse Révolution du bon sens?

Les Ontariens ont souffert pendant 15 ans des affrosités du gouvernement libéral : privatisation, cadeaux aux sociétés, système de santé affamé, système collégial ruiné, etc.

Nous méritons de connaître les solutions du Parti conservateur à nos véritables problèmes – des politiques qui mettront du pain sur nos tables, un lit dans un hôpital et un enseignant dans une salle de classe.

Les Ontariens méritent mieux, beaucoup mieux que ce qu’on nous oblige à avaler depuis 2003. Si les Conservateurs pensent pouvoir faire mieux, alors nous avons le droit de savoir comment.

@OPSEUSmokey
www.facebook.com/OPSEUSmokey

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