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Politique et manipulation des nouvelles – j’en ai la tête qui tourne!

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Le « spin » (ou interprétation partisane ou manipulation). Un outil de communication moderne utilisé dans le monde des affaires et au gouvernement. À une époque aujourd'hui révolue, nous avions une référence bovine pour ce genre d'ineptie, mais je n'en dis pas plus car je m'éloigne du sujet…

Le « spin » incite à la crise. Terrifiez les gens et ils céderont à l'autorité.

La crise financière de 2008 en est un exemple parfait. Oui, nous vivons des temps difficiles. Aujourd'hui plus que jamais, nous avons désespérément besoin d'un leadership qui rétablisse l'équilibre et l'équité. L'argent est important, oui, mais les gens le sont encore davantage.

Partout dans le monde libre, le modèle de gouvernance par les entreprises prend racine. Et les gens souffrent. Cette « course à la catastrophe » est truffée de victimes innocentes qui ont respecté les règles du jeu et qui ont perdu la partie ou qui sont sur le point de tout perdre.

Le gouvernement McGuinty a demandé à un banquier de résoudre des problèmes qui avaient été causés par… des banquiers! Et comme pour tourner le fer dans la plaie, son gouvernement, agissant sur ma recommandation publique, a annoncé la formation d'un Conseil pour l'emploi et la prospérité à la tête duquel il a placé un autre banquier de la rue Bay… parce qu'après tout, comme nous le savons tous, les banquiers ont à cœur le bien de monsieur et madame tout le monde.

Mais cela ne s'arrête pas là. McGuinty a introduit un projet de loi monstrueux, le projet de loi 55, conçu pour vendre notre province au plus offrant. « Faites-moi confiance », dit-il. « ORNGE, n'êtes-vous point heureux que je sois premier ministre? »

Entre temps, les riches s'enrichissent et la classe moyenne se volatilise. Les gouvernements et les banquiers ne cessent d'épiloguer sur les déficits, même si ce sont eux qui les ont créés. Comment? Les impôts sont un pourcentage de nos salaires. Ainsi, ce n'est pas sorcier, des salaires stagnants, ce que soutient l'élite des affaires, se traduisent par des revenus fiscaux stagnants. C'est ce que les grosses sociétés veulent. C'est comme ça qu'elles fonctionnent. On affame la bête, on l'achète, et les riches s'enrichissent. Des travailleurs pauvres ne sont pas des consommateurs habilités. Sans revenu disponible réel autre que de l'argent plastique, notre malaise économique global ne peut que s'éterniser.

Les déficits financiers sont graves, mais quelque chose d'encore plus alarmant se produit. Les projets de loi omnibus. Les lois ordonnant la reprise au travail. Les abus commis par la police au G20. La législation adoptée sur un coup de tête visant à limiter le droit de manifester. Tout cela pour nous empêcher d’élever la voix contre le gouvernement et cette nouvelle mentalité fondée sur l'indice de rentabilité.

Lorsque le mouvement syndical s'avance pour protéger des droits durement acquis par les générations précédentes, les spécialistes du « spin » les attaquent avec le même vieux refrain sur les dirigeants syndicaux.

Mais soyons clairs. Le mouvement syndical est le dernier écran de protection d'une classe moyenne viable. Il est incontestable qu'au fur et à mesure que la densité syndicale rétrécit, la disparité salariale augmente. Le lien est historique et indéniable.

Je trouve plutôt ironique que des dirigeants d'entreprise comptent leur salaire à sept chiffres tout en accusant les syndicats d'avidité et d'égoïsme. Rien ne saurait être plus loin de la vérité. Ce que nous voulons pour nous-mêmes, nous le voulons pour tous. Un emploi décent. Une vie productive. L'espoir. Et la liberté de réagir lorsque l'injustice règne. Les PDG peuvent-ils en dire autant? Et les banquiers?

Il est temps d'aider l'État à échapper à la main de fer de l'élite des affaires. Les grandes sociétés n'ont pas leur place au gouvernement. Et ce ne sont pas des balivernes.

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