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Le sondage prouve que la majorité est enfin avec nous

Smokey thomas
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Chers amis,

J’ai toujours dit que les sondages étaient comme des ascenseurs! Parfois ils montent, parfois ils descendent.

Toutefois, les résultats d’un sondage commandité par le SEFPO le mois dernier ne ressemblent en rien à ceux que j’ai pu voir jusqu’ici, dans mes 40 années de militantisme syndical. 

Notre sondage, et d’autres qui circulent en ce moment, nous raconte quelque chose de vraiment prometteur. La pandémie a ouvert les yeux de plus de gens sur la valeur du travail que nous accomplissons, et ceux-ci demandent aujourd’hui exactement le même genre de changements que nous défendons depuis des dizaines d’années.

Permettez-moi de vous expliquer.

À la fin du mois de mai, nous avons retenu les services du sondeur Nik Nanos pour interroger plus de 1 000 Ontariens sur l’opinion qu’ils se font des priorités du gouvernement, des services publics et des travailleurs de première ligne qui les fournissent.

Ce n’est pas la première fois que nous effectuons un sondage de ce genre ou que les gens soutiennent aussi vigoureusement les services publics.   Toutefois, dans les sondages précédents, la plupart des gens ne pensaient pas que nous puissions nous permettre d’investir plus dans les services publics en raison de notre fort endettement et d’impôts déjà trop élevés.

Mais pas cette fois.  Après deux mois de cette pandémie, la plupart des Ontariens ont radicalement changé d’avis.

Prenez le déficit. Nous savons tous que la COVID-19 a forcé nos gouvernements à dépenser plus, beaucoup plus. Et pourtant, quand nous avons demandé aux gens quelle devrait être la priorité du gouvernement, le déficit était tout en bas de la liste. À peine un quart estimaient que c’était « important ».

Alors quelle devrait être la priorité du gouvernement? Les Ontariens sont à peu près unanimes, accordant la priorité aux problèmes à résoudre dans nos systèmes de soins de santé et de soins de longue durée et à l’amélioration de nos services publics en général.

Quatre-vingt-huit pour cent ont dit qu’il était « important » que le gouvernement remédie aux défaillances du système responsable de la plus grande partie des décès dus à la COVID-19 dans la province. Même chose en ce qui concerne le système de santé dans son ensemble. Soixante-dix-huit pour cent ont dit que c’était « important ».

Nous savons tous que nous ne pouvons améliorer les services publics sans investir davantage. Nous avons donc demandé aux Ontariens qui, selon eux, devrait assumer le coût de ces investissements.

Autrefois, quand nous posions de telles questions, j’étais toujours tenté de mettre mon casque et mes coussinets protecteurs pour me protéger des coups que j’étais sur le point de prendre. La réduction des effectifs et des salaires au sein de la fonction publique a souvent été tout en haut de la liste des gens.

Mais pas cette fois. Quand nous avons demandé comment le gouvernement devrait réduire le déficit, seulement huit pour cent se sont dit en faveur de coupures dans les services publics. Cinquante pour cent ont carrément dit s’opposer à cette idée, tandis que 22 % y étaient plus ou moins opposés. Réduire les salaires dans la fonction publique? Seulement 18 % se sont dit en faveur d’une telle action. Réduire les effectifs de la fonction publique? Seulement 16 % en faveur.

Ainsi, si la plupart des gens ne veulent voir de coupures ni dans les services publics ni dans l’effectif qui les fournit, comment assumerons-nous le coût des investissements nécessaires au niveau des services publics, réclamés par la majorité?

Simple, en augmentant les impôts de ceux qui ne paient actuellement pas leur juste part.

Cinquante-cinq pour cent se disent en faveur d’une augmentation des impôts des riches, tandis que 26 % de plus sont plutôt pour. Quarante-deux pour cent appuient également une hausse des impôts des sociétés, tandis que 34 % sont plutôt pour.

Je n’ai jamais vu de chiffres qui reflètent d’aussi près les valeurs que nous partageons en tant que travailleurs du secteur public.

Ainsi, si les sondages sont vraiment comme des ascenseurs, alors il est temps que nous encouragions tout le monde à sortir de l’ascenseur à l’étage où nous nous trouvons! Des services publics solides. Du respect pour les travailleurs de première ligne. Des impôts équitables pour tous. Et tout le monde est content.

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas
Président du SEFPO
@OPSEUSmokey
facebook.com/OPSEUSmokey

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