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Quelques réflexions sur notre Congrès annuel

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Quand il s'agit de lutter pour un Ontario meilleur, quoi de plus inspirant que le dialogue, les débats et le dévouement que les membres du SEFPO apportent au Congrès. Le Congrès est le miroir de notre force unie et de notre aptitude commune à devenir le changement que nous recherchons. Je me réjouis de vous y rencontrer – et de voir ce que nous pouvons accomplir ensemble. On m’a récemment posé quelques questions sur mes nombreuses expériences dans le cadre des 33 congrès du SEFPO auxquels j’ai assisté.

Quelle est la chose la plus intéressante dont vous vous souvenez au sujet de votre tout premier Congrès?

C’était une année électorale et j’étais fasciné par le processus électoral. J’ai assisté à un grand nombre d’élections depuis. C’était différent autrefois, mais tout aussi fascinant. Les débats étaient directs et rigoureux, mais sans méchanceté. C’était tout à propos de personnes qui avançaient des idées et des points de vue, j’étais vraiment impressionné, et je crois que c'est une des choses qui m’a encouragé à revenir. J’étais très intrigué par ce que le syndicat pouvait faire et par ce qu’il envisageait de faire.

Pourriez-vous nous dire à quoi vous pensiez avant de faire votre premier discours devant le Congrès, à titre de président ou de trésorier, ou tout au début?

Je crois que c'est la première fois que je me suis dirigé au microphone pour prendre la parole. Je ne me souviens pas exactement de la question, mais je crois qu’on parlait de santé mentale. Je me souviens que j’avais du mal à lire ce que j’avais écrit parce que j’étais tellement nerveux en prenant mes notes. Et puis je suis arrivé devant le microphone et je tremblais tellement que je pouvais à peine lire mes notes. Mais bon, j’y suis quand même arrivé. J’ai tout sorti, mon point de vue, mes pensées… J’avais cet énorme nœud dans l’estomac…

Quel a été le débat le plus important que vous ayez jamais vu ou auquel vous ayez jamais pris part au cours de vos 33 congrès?

Le Congrès où nous avons débattu notre résolution à l’appui du mouvement anti-apartheid en Afrique du Sud. Ce fut un débat fascinant. Nous avons adopté une résolution qui disait quelque chose comme « autant qu’il faudra et aussi longtemps qu'il le faudra pour éliminer l'apartheid ». J’étais si fier du SEFPO.

Un autre débat s'est avéré mémorable pour vous. Parlez-nous en.

C’est un débat auquel j’ai participé personnellement, à titre de trésorier. Nous avions eu une grève de la Fonction publique de l'Ontario extrêmement coûteuse. Le syndicat souffrait financièrement et le conseil était très divisé à l’époque. Le débat sur la façon de rétablir le fonds de grève et de sortir de nos dettes était très acrimonieux, parce que le conseil comptait 21 membres avec 21 opinions bien ancrées sur la façon de le faire.

Je négociais ce qu’on appelait couramment « la solution du cinq pour cent ». J’avais obtenu qu’un membre de chaque camp, si on veut, propose les amendements de façon à ce que nous ayons une recommandation au Congrès relativement aux cotisations prélevées pour rebâtir le fonds de grève. Pour moi, c'est une des choses dont je suis le plus fier, parce que le syndicat avait survécu à une crise financière, et il n’y a pas seulement survécu, il a aussi prospéré. Nous sommes la puissance que nous sommes aujourd’hui en partie parce que le Conseil exécutif a pris la décision courageuse de demander un prélèvement pour reconstruire le fonds de grève.

Vous avez sans doute vu de nombreux changements au cours des 33 dernières années. Pouvez-vous nous donner une idée de la façon dont les choses ont changé depuis votre premier congrès?

Au fils des ans, nous avons élargi notre base de membres, apportant tant de nouveaux visages et points de vue différents au Congrès. Notre famille est plus diverse et nous en sommes plus forts. Tandis que nous ne sommes pas parfaits, je peux vous dire qu’au fil des ans, j’ai toujours su qu’il n’y avait rien de comparable à la famille du SEFPO et que lorsque nous croyons en notre solidarité à titre de travailleurs et gardiens des services publics, notre famille reste dynamique et peut apporter les changements qui nous ont réunis au tout début.

Quel est le meilleur/pire congrès?

Le meilleur est celui où nous avons un débat rigoureux. Ce sont les meilleurs débats possibles lorsque quelque chose est adopté par la grande majorité au Congrès, et qu’on sait que les membres nous appuient.

Le pire, c'est quand les débats sont sournois et acrimonieux. Ainsi, je dirais aux personnes qui assistent au Congrès, gardons les choses propres et sans mystère. Si vous avez quelque chose à dire, dites-le. Dites ce que vous pensez et pensez ce que vous dites.

Quel conseil donneriez-vous aux délégués qui assistent à leur premier congrès?

Aux délégués qui assistent à leur premier congrès, je dirais une couple de choses. Tout d’abord, aucune question n’est stupide. Si vous ne savez pas, demandez. Si vous voulez aller à un microphone et ne savez pas trop comment faire, demandez-moi de vous aider. Je le fais assez bien et je vous guiderai. Je vous aiderai même à rédiger une motion sur le champ. Essayez de vous joindre à une personne de votre section locale qui est là depuis longtemps. Cherchez à nouer des liens. Mais ne craignez pas d’aller au microphone et n’hésitez pas à dire que c'est votre première fois. Mais d'abord et avant tout, posez des questions. C'est comme ça qu’on apprend.